Victoire à Namur ce samedi dans le 110€ deepstack

Namur, 27 novembre 2010

Arrivé vingt minutes après le début du tournoi, je paye mon droit d’entrée de 110 € et m’assieds avec devant moi, le tapis presqu’initial de 10.000 jetons. Mon entrée en matière est très agressive.  La table est peu relanceuse préflop. J’en profite pour limper ou relancer aux positions tardives une fois sur 3 et je fais deux Cbet avec rien sur le flop, qui ne trouvent pas de payeurs. J’emporte ainsi plusieurs pots sans jamais montrer mes cartes. Je monte à 12.000 en 30 minutes.

Je trouve alors , je relance au CO à 250, suite à 3 limps à 50 sur ces blinds 25-50. Le SB me paye, ainsi qu’un gars en middle position. Le flop affiche . Le SB check et l’autre gars aussi. Je fais alors un Cbet standard à 750 sur ce pot qui doit faire 850. Le SB me relance à 1750. Je pouvais m’attendre à une relance de la sorte. Il m’a vu relancer systématiquement au bouton et au CO préflop, et arracher le pot au flop. Il se dit sans doute avoir beaucoup de chance que je n’aie rien. Sa range de mains est donc assez large. Il peut avoir un 9 moyennement soutenu, voire même un tirage coeurs. Bien sûr, il peut avoir deux pairs ou brelan, mais les deux premières solutions sont plus probables au vu de la situation. Je décide de lui montrer que ce n’est pas parce que je suis relancé que je vais abandonner le contrôle du coup. Je relance à 4000. Il n’aura pas la position après s’il paye et je crois qu’il en est conscient. S’il me relance à nouveau ici, je comprendrai alors que mes 10 sont battus et déclinerai l’invitation. Mais je sais que le 3-bet au flop à Namur est un coup très respecté, car assez rare si l’on n’a pas vraiment une bombe. En faisant cela, on représente souvent un jeu monstrueux. Il passe sa main, et je montre juste un , pour enlever de sa tête l’idée que j’avais un de ces monstres au flop, comme un brelan par exemple. Il soupçonnera forcément une pair de dix chez moi, mais comprendra que je n’abandonne pas le coup aussi vite, et que je suis conscient de l’image que je peux avoir à tout moment. Le doute subsistera néanmoins dans sa tête quant à mon autre carte.

Margueritte* du Zenith est présente à ce tournoi aujourd’hui, et elle est à ma table. Je trouve UTG. Sur les blinds 50-100, je relance à 300. Margueritte* me paye et un joueur au bouton paye aussi. Je ne connais pas bien ce joueur mais il porte des lunettes de soleil. La lecture des tells dans les yeux aide, c’est pourquoi je n’adore pas jouer contre quelqu’un qui en porte. Flop: . Que penser de ce flop? Je suis souvent devant, mais souvent aussi contre des tirages. Je Cbet à 800. Les deux me callent. Maintenant, j’en suis presque convaincu, je suis face à des tirages et mes dames sont vulnérables. Margueritte* aurait protégé  sa main en relançant avec un brelan ou une double pair. Le joueur au bouton sans doute aussi, d’après la vitesse avec laquelle il a juste payé. Même si je ne connais pas ce joueur, j’estime qu’avec une double pair ou un brelan, n’importe qui prend le temps de réfléchir à la question de savoir s’il va relancer immédiatement ou slowplayer. Ici, il paye très vite, c’est donc très souvent un tirage pour moi. Le turn apporte un . C’est une excellente carte, elle ne complète pas les tirages compris dans la range des mains des deux adversaires. Je décide de miser gros, peut-être, l’un des joueurs va t-il abandonner son tirage, comprenant que je suis très fort et qu’il est peut-être déjà drawing dead s’il ne tire pas pour une couleur. Je mise 2200 hors-position, mais très confiant, quant au fait que mes dames sont toujours devant. Margueritte* réfléchit très longtemps, plus d’une minute. Après cette longue réflexion, elle paye les 2200, non sûre d’elle et dans la “souffrance”. Je la mets souvent sur une main en particulier: 88. Cette main correspond à son betting pattern, son style de jeu et son hésitation ici. Elle a quand-même payé une relance UTG de ma part et a montré un jeu assez serré depuis le début. Pour être en tirage quinte ici, il faut qu’elle ait de petites cartes en main, car elle n’aurait pas payé avec K8 préflop. Elle n’a pas un jeu énorme au flop pour les raisons expliquées juste avant. Et je ne la vois pas sur un tirage couleur, car sa décision aurait été plus rapide ici au turn. Avec 8000 au tapis, son call aurait été plus facile et moins long. Elle a souvent 88 ou 78 suited puisqu’elle tire pour autre chose qu’une couleur, selon moi. Le gars au bouton paye assez rapidement. River: . Je trouve que c’est un bon river. Aucune couleur n’est rentrée, ça ne donne pas une suite non plus. Ca donne très rarement un full, car avec double pair ou brelan chez quelqu’un au turn, j’aurais déjà fait face à une relance. Quelqu’un peut-il avoir un 5? Je ne pense pas. La seule explication pour que quelqu’un ait un 5 en main est qu’il ait le 5 et une carte qui lui permette de tirer la quinte, car avec un tirage couleur carreaux au flop, il ne peut avoir un 5 puisque le est sur table. Et ces mains sont 4-5 suited, et 5-8 suited. Je décide de checker. Ici, je ne suis payé ou relancé que par mieux, par contre en checkant, je peux induire un bluff. Le blocking bet est inutile aussi parce que si quelqu’un a vraiment ce 5, il ne va pas se contenter de ma payer mais me relancera. Margueritte* check à son tour et le gars au bouton mise 5000 assez rapidement. Si je call et perd, mon tapis passe à 4000. Je regarde Margueritte*. Elle n’est plus du tout concentrée sur le coup et il est clair qu’elle va passer. Selon ma réflexion, il ne peut avoir que 45 suited et 58 suited pour me battre. Aurait-il payé avec la première des deux au flop, et au turn, sachant qu’il était peut-être déjà drawing dead, tirant une quinte qui ne serait de toute façon pas max à l’arrivée, contre deux joueurs dont un qui semble tirer aussi pour quelque chose? Je ne crois pas. Aurait-il payé avec la seconde main face à ma relance UTG préflop? Je ne crois pas non plus. Je paye sa mise assez confiant, et il jette sa main en me disant :”bien payé”. Je ne suis pas étonné. Il bluffait très souvent ici. Margueritte* passe et me montre , la main sur laquelle je la mettais aussi très souvent. Mon tapis est propulsé à près de 25k.

J’ai et ouvre à 250 UTG, sur les blinds 50-100. C’est payé deux fois. Flop: . Ce flop n’est pas des plus mauvais, mais je n’ai pas une position terrible ;). Je mise 250, la mise minimale, la valeur du BB sur ce pot de 900. Les deux joueurs me callent. Je trouve que c’est une bonne façon de situer leur jeu. A ce moment, je me vois devant avec ma deuxième pair. Turn: . Je mise 1500, ça devient un peu plus cher maintenant que certaines infos ont été récupérées au flop :). L’un des deux me paye, l’autre passe. Je le mets sur une pocket pair inférieure au 8, ou alors un 3 touché au flop avec un jeu comme A3 suited ou . Je décide de faire un check avant que la rivière tombe. Je ne miserai presque jamais ici, car je ne serai payé que par mieux, donc autant faire un check-call. Je ne fais jamais cela, de checker avant de voir la carte. Mais ici, je trouve que c’est intéressant. Lorsqu’on fait ça, c’est qu’on est souvent sur un tirage. Comme je sais que je vais checker quoi qu’il arrive, autant le faire maintenant. Seul un 7 ou un  8 et pas de coeur à la rivière m’inciteraient à miser une nouvelle fois. Je préfère donner à mon opposant une fausse information et perdre cette petite probabilité de prendre de la valeur sur un jeu éventuellement amélioré à la rivière. Si la rivière est une carte qui ne fait rentrer aucun tirage, et que le gars a une petite pocket pair ou un 3, il va souvent checker, se voyant devant, et trouvant inutile de prendre un risque. River: . Cette carte n’apporte pas la couleur. Seule 7-5, main peu probable, vu le call préflop, aurait rencontré sa quinte ouverte au turn. Il hésite à miser, réfléchit, et checke. Je montre ma main et il jette la sienne, un peu dégoûté. On dirait qu’il avait bien ce que je pensais. Mon check avant de voir la rivière a souvent induit un check chez lui. C’est ce que je pense, mais peux bien sûr me tromper…

Je suis BB à 200 avec . Le bouton mise 600. Je call. Le flop est . Je check, il mise 1200 et je call. Turn: . Je check, il mise 1200. A ce moment, je me sens devant. Avec une dame, son barell au turn aurait sans doute été plus grand que celui du flop. En général, on a affaire à un blocking bet avec un jeu très moyen, dans ce genre de situation, peut-être bien une pocket inférieure au 7 à nouveau. River: . Je check, prêt à payer un nouveau barell de sa part. Il check. Je montre ma main et il muck. Coup très ressemblant au précédent, sauf qu’ici, c’est l’adversaire qui fait l’action.

J’ai au SB. Les blinds sont à 150-300 et le bouton mise 1000. Je décide de jouer hors-position avec mon gros tapis qui avoisine 30k et fais le call, contre ce gars très tight et sans doute assez lisible au flop. Le BB call aussi, alors qu’il ne lui reste que 1900 derrière environ. Flop: . Je check. Le BB envoie son tapis à 1950. Le bouton, qui avait relancé préflop, hésite pendant 30 secondes. Il a environ 10.000 en tout. Il me regarde longuement, se demandant ce que je vais faire. Finalement, il call les 1950. A ce moment, et vu le jeu tight que ce joueur a montré depuis le début, je ne peux le mettre que sur AK, peut-être AQ suited. Bien sûr, avec AK, il pense avoir la cote pour payer le tapis du BB, avec ce que le pot contient déjà. Avec une overpair, il aurait relancé ici pour sûr. Le dix est rarement dans sa range. S’il a A-10 suited, il relance aussi ici. J’envoie son tapis pour 8000 supplémentaires. Il passe rapidement et son voisin me confirme qu’il avait AK. Je ne me sens pas forcément devant le BB. Je pense qu’il a peut-être un dix, peut-être un tirage (JQ, 78, ou les coeurs). Le pot fait 3000+1950*2 lorsque je mets mon tapis, mais en fait, ça équivaut à rajouter 1950, soit environ 22% du pot final, sachant très bien que je suis souvent devant le bouton et ses deux grosses cartes et qu’il va passer suite à mon push. Contre la range de mains du BB, je suis clairement à plus de 22% et ce move est EV+. Le BB dévoile pour un tirage couleur et quinte ventrale. Turn: . River: et je gagne le 54/46. Admettons que le BB à tapis avait eu , main qui touche également sa range. Mon equité aurait alors été de 24.4%, rendant le call (push avec fold equity énorme) déjà correct. Il n’est donc pas utile d’évaluer la range exacte possible du BB, pour savoir que je suis bien plus haut que 22% contre lui, si déjà une main comme AT chez lui me donne 24% d’équité.

Avec mon gros tapis qui avoisine 37k, je suis très agressif, et mets beaucoup de pression sur la table pendant 15 minutes. Je relance 1 coups sur 2 et monte à 42k en volant préflop et au flop. Timing oblige, je trouve au bouton et je relance à 1200 sur des blinds 200-400/antes 50. Le BB me paye et c’est le seul. Flop: . Il check, et je mise 2800, soit environ la valeur du pot. Il call. Turn: . Il check à nouveau et je mise 10.500 jetons car il a 10.200 devant lui. Il me paye tout son tapis avec , pour une deuxième pair avec tirage quinte ouverte. River: et il est dehors… on dirait qu’il ne m’a pas cru… Margueritte* ajoute d’ailleurs qu’elle ne me voyait jamais là-dessus et pensait que je n’avais rien. L’image a payé.

J’ai en middle sur des blinds 200-400. Un gars qui n’avait pratiquement pas bougé depuis le début ouvre UTG à 1500. Avec ma profondeur de tapis, je me permets de faire le call pour réévaluer la situation au flop et en position. Margueritte* call au bouton. Flop: . Me voilà avec une top pair top kicker, et un tirage runner runner max en pique. Le gars mise son tapis, 9500 sans attendre. Je vois que Margueritte* n’est plus intéressée, et je suis persuadé qu’elle compte passer. Mais que peut avoir ce joueur si tight ici, si ce n’est une overpair. Il mise près de 4 fois le BB préflop UTG. J’ai 4 fois son tapis. Mais je passe mon jeu et Margueritte* fold. Je montre mes cartes à la table. Il muck quand-même. Montrer mes cartes me permet de voir souvent le jeu du gars en face s’il était moins fort. C’est une fierté mal placée qu’ont beaucoup de joueurs de poker et elle permet souvent de soutirer de l’information. S’il m’a fait passer le meilleur jeu, tant mieux pour lui, ça ne me dérange pas, et je ne me sentirai pas humilié pour autant. Par contre lui, si son niveau n’est pas excellent, et qu’il a ce problème d’ego dans le poker, il ne manquera pas de montrer son jeu battu, tout fier d’en avoir fait passer un meilleur. Autant profiter de cette psychologie. Comme il ne montre pas ses cartes, ça confirme souvent ce que je pensais: j’étais loin derrière.

Je trouve au bouton sur des blinds 300-600. Un short stack mise 1200 au hijack et double donc la blind. Il lui reste 2000 derrière. Je fait le call et le BB call. Flop: . Les deux checkent. Je mise 1200 et les deux passent. Ma mise de 1200 sur ce pot de 4200 environ, était suffisante. Ce flop est si scary que si le short stack a un beau carreau ou un As, il envoie son tapis avant que ce soit à moi de parler. Je ne dois donc pas prendre un plus gros risque que cela. Mon tapis est effrayant pour eux, et j’ai la position.

Je fais ensuite 3 vols d’affilée sur les blinds 400-800/ante 100. Le premier est au bouton à 2200 avec et je prends le pot préflop en montrant un As. Le second est à 2700 au CO avec à nouveau, et je remontre l’as. Ensuite, je suis au hijack avec . Je mise 2200. Mais ce vol n’est pas un succès. Le bouton relance à tapis pour 9250. Je dois ajouter 7200 dans ce pot de 13.500 environ. Je sais qu’il n’a pas besoin d’une premium hand pour faire ce move, vu que c’est la troisième fois d’affilée que je relance. J’ai plus de 45k. Je call et il montre . Il gagne le coin flip et je redescends vers les 36k.

Un gars qui vient d’arriver et que je connais pour être assez light dans ses ouvertures, ouvre au CO de son tapis, 8200, sur les blinds 400-800/ante 100. Au Sb, je trouve . Avec ma profondeur, je décide de faire le call, car je peux mettre une main comme sans problème dans sa range. Bien sûr, un As supérieur au mien me domine, mais si je tiens compte de toutes les mains qu’il peut avoir, mon call me semble correct. Il a et je gagne le coin flip en touchant une quinte à la rivière avec mon As.

Puis, un coup où je trouve . Je mise 3200 UTG+1 sur des blinds 600-1200. Le SB me call. Flop: . Il check et je check aussi pour masquer mon roi, attendant de trouver un turn qui ne serait pas un carreau pour reprendre l’action, en étant invisible. Turn: . La carte est idéale! Il mise 4500, et je lui envoie son tapis 13.700. Il hésite pendant 20 secondes et me call avec pour un brelan floppé. Je suis drawing dead. Ce coup fait redescendre mon tapis à 25k environ.

Ensuite, j’ai au CO. Le hijack call les 1200, et je décide de voler la totalité du pot en misant 5400. Tout le monde passe et je montre mon jeu.

Plus tard, la table finale se crée. Nous avons commencé à 49 joueurs, et nous voilà à 10. Nous avons tous des tapis très similaires, et mon tapis est un peu en dessous de la moyenne de 50k. C’est une très bonne table finale qui comprend les 3 joueurs réguliers du Casino de Namur qui sont en haut du classement annuel: Mustafa Capan, Pascal Honai et Rudy Van Mol. Michel Fajga est aussi présent, et les éliminations se font au compte goutte. Personne ne veut sortir et je ne vois pas un seul poisson à cette table. Je n’ai pas noté les mains sur mon iphone, car j’ai voulu me concentrer au maximum, et je vais devoir en évoquer les principales, sur base de mes souvenirs. Deux ou trois personnes sont éliminées et nous sommes 7. Voyant que les tapis assez gros attendent l’élimination des plus petits, je décide de m’attaquer à eux, et commets quelques vols. Aux blinds 2000-4000/ante 500, je tente un vol à 10.000. Mais le BB me revient dessus à tapis pour 30.000. J’ai 50.000 au début du coup et en main. J’ai déjà fait deux vols ce tour-ci et je sais que sa range de mains comprends souvent un bel As, et même une pocket pair inférieure au 7. Dans ces cas-là, je suis souvent en situation de 40-60 ou de 48-52. Une pocket pair dans la range 99+ me donne outsider à environ 23%. Vu les antes, ce pot contient maintenant 45.000. Ne pas rajouter 20.000 serait une erreur ici, en terme d’ICM (independant chipcount model) vu la range de mains sur laquelle je le mets. Je call et il dévoile . Je perds ce 42/58. Mon tapis est maintenant de 23k environ. Je suis en mode push, et pousse avec . Michel me couvre et me paye avec mais je gagne le coin flip (47/53). Lorsque nous sommes 5, je fais deux ou 3 pushs contre des tapis plus petit, avec des mains assez marginales, mais avec une grosse fold equity, car il semblerait que personne n’ait envie de sortir. Plus tard, nos tapis avoisinent 100.000 chez chacun. J’ai un peu plus, mais nous faisons un deal et chacun prend déjà 700 euros sur le price money. Il reste 750 euros à partager pour les deux premiers, 300 au deuxième et 450 au premier. Pascal relance ma BB depuis le SB en misant 30.000 sur des blinds 6000-12000. Ce n’est pas la première fois qu’il le fait, car il l’a fait au tour précédent, et celui d’encore avant. J’envoie mon tapis avec et il me call pour 50.000 restants, commited et couvert, avec . Le board ne lui vient pas en aide et je gagne le 66/34. Nous somme 4 et je suis devenu leader stack, avec le double du deuxième tapis environ.  Puisque les 4 aimeraient être dans les 2 premiers qui gagnent encore de l’argent, je peux maintenant jouer le jeu de la bulle. Et je deviens agressif. Mon tapis ne cesse de croître, jusqu’à 300.000, lorsque sur ma blind à 16.000, un gars qui joue bien, mais que je ne connaissais pas bien avant, me relance à tapis pour 64.000. Je paye les 48.000 manquants avec , le voyant très souvent sur un As, ou une pocket pair. J’ai bien sûr la cote contre sa range, mais je ne vais pas refaire le calcul ici, fait maintes et maintes fois dans les posts précédents. Il a et je touche un roi qui me fait gagner le 42-58. Nous somme 3. Et je n’hésite pas à pousser mon tapis lorsque je suis au bouton, jouant un jeu de bulle très agressif. Finalement, avec 35.000 de tapis sur des blinds 8.000-16.000, Michel met all-in sur ma BB et je trouve . Je le call. Il a et je gagne le 73/27 en le sortant. Avec 420.000 de tapis, contre 80.000 chez Mustafa, nous jouons 4 mains sur ces blinds 8000-16.000. Mustafa pousse enfin avec sur ma BB. Je call avec et gagne le 68/32. Je finis premier avec 1150 euros de price.

Bilan net: :+1030 euros, tip déduit.

En rentrant sur Bruxelles, je fais un petit passage de 2h au Zenith. J’y trouve une table complètement folle avec des débutants qui ne savent pas jouer du tout. L’un des joueurs ne sait d’ailleurs pas ce qu’il a comme jeu et doit souvent le demander. Un autre, que je vois pour la première fois a dilapidé des centaines d’euros en une heure de temps, comme s’il n’avait pas de notion de l’argent. Je parlerai d’un seul coup. Je trouve en middle position, et j’ai 160 euros au tapis. Plusieurs gars ont limpé. Je me dis que vu l’action ici, c’est le moment idéal pour simuler une erreur de manipulation. Je mise 55 euros, sur ces blinds 0.75-1.5, après les 3 limps. Le gars qui est juste à ma gauche est le gars qui dilapide son argent. Mon 55 ressemble à une relance à 5 euros, pour laquelle j’ai appuyé deux fois sur le 5 par inadvertance. Il me relance à 110 euros. On dirait que mon piège a fonctionné. Tout le monde passe. J’envoie mon tapis et il me call ses 30 euros restants. Il dévoile . Le board donne et je gagne le 84/16 😉

Bilan net de ce Zenith: +102 euros après deux heures et quart de jeu.

This entry was posted in a. Tournois live, b. Cash games live, Tous les posts. Bookmark the permalink.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *