Pasino Cup: l’expression de l’ego dans le poker (5/5)

Bruxelles, 20 novembre 2012

A la fin du post précédent, je viens de perdre un coup pour redescendre à 470k. L’heure qui suit voit sauter 4 ou 5 joueurs. Danny Covyn est assis trois sièges à ma gauche et mon tapis s’est érodé, car j’ai raté quelques flops suite à des ouvertures payées. J’ai dû ramasser deux ou trois pot également, mais au final je suis assis derrière 390k. Nous ne sommes plus que 12 et les deux tables sont en shorthanded. Je suis BB à 20k sur 10k-20k/ante 2k. Le joueur à ma gauche ouvre à 50k sur ma blind. Son tapis est énorme et avoisine le million. Tout le monde passe jusqu’à moi. J’ai une poubelle notoire et capitule préflop, lui abandonnant ma blind. Au coup suivant, je suis small blind à 10k, et lui, est big blind à 20k. Ca passe jusqu’à moi et j’ai 370k, soit près de 18 BB, et un M un peu supérieur à 8. Je détiens . Avant de parler du coup, laissez-moi vous raconter une histoire:

Ce gars qui est à ma gauche, je l’ai déjà croisé. Je ne sais plus très bien où, mais lui, a l’air de me connaître. J’ai remarqué ça lorsque je suis arrivé à Saint-Amand et que je l’ai vu en compagnie de Cosmic deux jours plus tôt. Il me regardait comme si il me connaissait. Cosmic, ce cher Olivier Baeten est un bon pote. En ce début de day 3, il a eu une mauvaise idée. Il m’a raconté ceci en parlant de ce même joueur: “tu vois ce gars avec qui je discutais l’autre jour, il m’a dit qu’il te connaissait. Il t’aurait déchiré en cash game au Viage”. Sa phrase a provoqué en moi une réaction émotionnelle instantanée. Si nous avions été en train de jouer à combat-naval, j’aurais dit que j’étais touché en plein porte-avion. Suite à cet évènement de grande ampleur, cette information nouvelle et surprenante, j’ai essayé de retrouver dans ma mémoire, cette session où je me serais fait démolir… en vain 🙂 (comme vous pouvez le constater, l’ego reste présent jusque dans la plume).

Revenons donc un peu en arrière dans ce jour 3, en fin de level 2. La pause arrive, et qui est-ce que je croise dans le couloir, alors que nous sommes encore 24 dans le tournoi? Le jeune homme en question. Je ne peux m’empêcher d’aller lui demander si on s’est croisé au Viage. Il me dit que oui. Je lui demande alors:”t’as gagné?”. Il me dit oui. Je continue: “T’as eu de la chance ou t’as bien joué?”. Il me répond: “j’ai bien joué”. Je dis :”Et moi, j’ai mal joué?”. Il me dit “oui mais tu t’es amélioré sûrement”… Je lui demande alors: “raconte un coup de cette session”. Il me fait “j’avais brelan de valets au flop et je t’ai pris pas mal, mais c’est vrai que t’avais peut-être bien les dames ou les rois, donc je comprends…” 🙂 (c’est mon ego qui a placé ce smiley ici). Je demande: “il y a eu d’autres coups, des traps, des erreurs, des lignes spéciales?”. Il dit: “je ne sais plus trop”. Je me surprends alors à lui demander s’il veut jouer en head’s up. Il me demande à quelle limite. Je lui sors des limites assez importantes par rapport au buy-in du tournoi mais il est d’attaque directement, aucune limite ne lui fait peur. Regardez à quoi mon ego me réduit. Je suis en train d’essayer de trouver dans mon emploi du temps, un moment pour jouer en heads’up avec un gars que je ne connais pas et dont les affinités risquent de rester à jamais à leur état initial, celui de froides. Tout cela pour quoi? Pour qu’il retire le mot “déchiré” qui est insupportable à mon abruti d’ego. On se reprend Jon…

Il est évident que certains soirs, on ne joue pas bien, on n’est pas encore forcément le pigeon de la table, mais on n’a pas confiance, on se sent moins fort, on devrait se lever, fatigué, pas en forme, mais on reste pour se prouver à nous-même qu’on peut les avoir. Barry Greenstein, dont j’ai feuilleté le bouquin Ace On The River il y a quelques temps, dit très justement que tout joueur de poker a ses périodes de doute, où il n’est pas dans son élément à table, et où il se sent mauvais. Ces soirées me sont arrivées dans mon parcours. Mais ce serait plus après de longues sessions de cash game à Namur ou en parties privées. Au Viage, à une époque où ma plus longue session doit avoir atteint 6 heures, à cette même époque où j’ai joué très tight, très confiant, plus à attendre l’erreur adverse qu’à tendre des pièges pour faire du bénéfice, je ne pense pas avoir subi ce genre de soirée.

Revenons à notre demi-finale. Sebo Magerat est dans le rail. Il faut dire qu’il me fait bien rire, et que j’aime beaucoup son humour. Il a ce pouvoir de taquiner son interlocuteur en gardant son sérieux pendant quelques minutes, avant d’enfin annoncer qu’il rigolait. Lorsqu’on le connait, ça ne prend plus aussi facilement, mais c’est toujours aussi marrant. Il est derrière la table et parle à mon “déchireur du Viage” qui se trouve à ma gauche. Il ne connait pas notre conversation précédente, et drôle de coïncidence, il dit à ce joueur (appelons le X-random-lambda (mon ego se venge)) que j’aurais dit à Sebo qu’il jouait mal… Bon, comme je connais XRL (X-random-lambda) depuis quelques heures et que je l’ai vu jouer depuis une heure sans avoir eu de contact avec Sebo avant, cela risque d’être difficile que j’aie vraiment dit ça, mais je ne réagis pas, laissant Sébo faire sa blague. XRL réagit au quart de tour en disant :”Quoi? Mais je joue dix fois mieux que lui”. Sébo avoue ensuite que c’était une blague, et l’histoire est close. Mais moi, j’ai obtenu une information capitale. XRL a un ego sur-dimensionné. Et il faudra faire avec pendant la partie… Appelons le X finalement, car sinon, je pense trop aux câbles XLR pour brancher les micros.

Comme ce post a des attitudes de “retour vers le futur”, prenons à nouveau notre Delorean pour revenir au jour 1, peu avant que je sois déplacé de ma première table. Depuis le milieu du jour 1, s’est assis à la table un joueur que j’ai déjà croisé souvent, à Namur ou même à l’étranger. C’est un trash talker permanent. Il y a certains trash talkings que je trouve plus classes que d’autres. Ce sont ceux qui consistent à parler du jeu, de façon parfois stratégique, et d’essayer d’induire l’autre en erreur sur sa lecture, en amenant le degré de mensonge juste un niveau au-dessus de sa façon de cerner la situation. C’est un trash talking intelligent. Par exemple, si un joueur bluffe et qu’il veut donc faire croire à son adversaire le contraire en trash talkant, il pourra lui dire :”au fait, je bluffe” s’il sent que son adversaire va interpréter sa phrase comme un mensonge, et il pourra lui dire l’inverse s’il sent que ça va être perçu comme la vérité. C’est un trash talking qui demande une analyse du metagame, ainsi que du tempérament et du niveau de réflexion de celui à qui on s’adresse. Personne n’a été insulté, personne ne s’est senti rabaissé, on a joué le jeu, l’autre s’est fait avoir, et il peut même trouver ça marrant et perdre avec le sourire. A côté de cela, il y a le trash talkeur insupportable, celui qui à mon sens ne gagne avec son trash talking que l’inimitié de ses adversaires et pas du tout leurs jetons à long terme. C’est un peu à ce style de joueur que je fais référence en parlant de celui qui est venu s’asseoir à ma table…

Alors que mon tapis en ce jour 1 est bien monté, le sien est monté encore plus, suite à d’heureux boards qui ont répondu favorablement à ses overbets démesurés sur chaque street. Ce joueur a pour but de “terroriser la table” par son over-agressivité forcément peu rentable. Sa fiche hendon mob témoigne de ce manque de rentabilité à jouer de la sorte, quand je tiens compte du nombre de tournois que je l’ai déjà vu jouer. Arrive un moment où le monsieur me dit :”toi, je vais te jouer, je vais te craquer avec n’importe quoi, même si j’ai 7-2, je vais te prendre ton tapis”. Comment réagir avec ce genre de personnages. C’est simple. Il suffit, d’une part, de ne pas rentrer dans son jeu d’ego, d’autre part, de transformer sa phrase en informations capitales. Il me dit si je traduis: “tu n’as pas de fold equity contre moi, donc ne tente pas la moindre ouverture si je n’ai pas déjà passé, et certainement pas un 3-bet contre mon ouverture si tu n’as pas un jeu monstrueux! Aussi, évite d’être hors-position contre moi, car mes barells seront plus faciles en position”. Il me dicte le style le plus rentable à appliquer. Et à partir de ce moment, puisque je suis dans son collimateur, je ne joue plus un seul coup si je suis hors position contre lui. J’attends le monstre. Et lorsqu’il arrivera, je lui ferai mettre le maximum de jetons dans le pot avant le flop, et me servirai de son ego pour le traper au flop, en check-raise par exemple, ou avec une petite mise en position qui induira un check-raise de sa part, que je pourrai sur-relancer. Je pourrais bien sauter sur ce coup, mais en terme de rentabilité, j’y serai clairement gagnant.

Pour ce qui est donc de jouer dans son jeu d’ego, je peux m’adapter et le laisser tout seul. Là où c’est plus difficile, c’est de supporter l’idée qu’il réussisse son coup. Cela lui donnerait alors une satisfaction injustifiée, mais si peu méritée, et qui pourrait atteindre mon propre ego. En résumé, mon ego est blessé si celui de l’adversaire est flatté. C’est à corriger absolument, car cela, même si je n’en souffre que faiblement, m’a sans doute coûté l’accès à la TF. En ce jour 1, je suis déplacé avant qu’un coup n’ait lieu entre mon trash talker et moi. Revenons à notre demi-finale.

Le 13e joueur vient de se faire sortir par X. Voici la fin du coup: je n’ai pas suivi le début, mais nous sommes au turn, et le board affiche . X fait tapis à 700k dans un pot de 200k, et se fait insta-call par un joueur qui avait peu bougé et qui paye pour son tapis entier, environ 350k. X grimace et nous comprenons qu’il bluffait. Il montre ses cartes dépité: . Le joueur en face tarde à montrer pour finalement abattre . Une brique vient et il est dehors. C’est l’incompréhension à table, tout le monde se regarde. Il a hero-call plus de 17 BB avec ça. Et après réflexion, son call n’est pas si mauvais. On pourrait penser que X mergait sa range, envoyant le tout avec deuxième pair pour se faire hero caller. Mais non :). Je lui demande s’il pensait gagner et il me dit : “ben non j’étais dégoûte quand il a payé”. En résumé, ce push au turn est vraiment mauvais à mon sens. D’une part, il bluffe alors qu’il a de la showdown equity, d’autre part, il ne se fait souvent payer que par bien mieux sans possibilités d’améliorations. Il n’est même pas en train de chasser un éventuel tirage, il veut juste faire croire qu’il est énorme à un moment décidé en fonction de son humeur et de la température de la pièce et pas tellement en fonction de la ligne. Son bluff ne passe d’ailleurs pas du tout parce qu’il est payé par hauteur As instantanément. Vous me direz :”oui mais…”, et je vous répondrai :”mais non”. Aucunement, il n’espérait se faire payer par moins bien et puisqu’il estimait que son 7 était rarement devant, il n’avait pas non plus une bonne lecture du jeu adverse. Aussi, qu’allait-il faire passer de mieux, une dame ou un brelan floppé? Il ne le sait pas lui-même. Et j’ai une nouvelle info en plus de son ego. Techniquement, c’est pas le top…

C’est alors qu’arrive ce fameux coup dont je vous donne le contexte en début de post. Il vient de voler ma blind, je suis en bataille de blinds contre la sienne et je dois parler avec . Je sais déjà qu’il va rarement passer si je fais une ouverture standard, surtout qu’il le percevra comme un essai de récupérer ma blind volée au coup précédent. Je pourrais faire tapis, mais j’ai plus de 8 de M, et je n’aime pas l’idée à ce moment. Je préfère le 4-bet shove préflop sur sa relance. J’ai 370k et ouvre à 50k sur 10k/20k-2k. Il paye. Le flop arrive: . Mon As est là. Et à partir de ce moment-là, je vais commencer à déraper, obnubilé par la peur de donner raison à son ego. Je me dis que si je ne fais pas le Cbet, il va reprendre le lead, et je pourrai check-raiser à tapis avec de grandes chances de succès (le faire passer ou le faire payer avec moins bien). Je check, il check. Je n’aime pas ça. Est-il en train de tirer les trèlfes?

Turn: . Je check, il mise 50k. Et là, alors que ma première idée était de lui faire à nouveau un check-raise à tapis, je décide de faire autre chose, car j’ai un doute sur les trèfles. Je paye. Avant que la rivière apparaisse, je dis :”check”. Je ne fais que rarement ce coup de check dans le noir. Au flop, ça m’a souvent réussi à faire passer mon jeu concret pour un jeu tireur. En effet, c’est assez classique chez le joueur un peu débutant. Il check dans le noir, hors position avec un bon tirage au flop, juste avant que le turn apparaisse, pourquoi? D’une part, il sait que si son tirage rentre, il ne reprendra pas le lead en donk et optera plutôt pour le check-raise, d’autre part, il se donne la possibilité de faire peur à l’adversaire sur d’autres scary turns qui ne l’aident pas, je m’explique. Il pense de cette façon-ci: “puisque son check a été fait avant l’apparition de la carte, l’adversaire ne pourra pas savoir si cette carte l’aide ou non. Ainsi, si elle est dangereuse, l’adversaire lui offrira peut-être une carte gratuite en position”. A deux ou trois reprises, je me suis servi de cette technique pour faire penser que j’avais un jeu en tirage, alors que j’étais monstrueux au flop. Aujourd’hui j’ai envie de faire pareil et je dis check avant la rivière. Le but est de faire croire que j’ai un trèfle. Si ce trèfle rentre, ça devrait geler l’action et il ne pourra plus miser. Et si le trèfle ne rentre pas, je check-call sa mise.

Mais en fait, je n’ai pas assez réfléchi et j’ai fait une grosse erreur. Le check dans le noir avant la rivière, n’est pas du tout identique au check dans le noir avant le turn. Si mon tirage rentre rivière, j’aurai envie de le value et de donker plutôt que de risquer un check behind. Donc si je check avant de la voir, c’est que le trèfle ne m’arrange pas et que j’ai justement un jeu qui a de la showdown equity. River: . Je check, il mise 110k. Je réfléchis 2 minutes et finis par passer, car j’ai 270k au tapis et que c’est trop cher. Il me montre pour un bluff total. Résumé, j’ai très mal joué ce coup, en partie à cause de l’envie de jouer un jeu non standard pour le piéger, connaissant son tempérament de bluffeur, et en partie, déconcentré par la peur de nourrir son ego. Une influence ratée qui ne fait pas du tout croire ce qu’on voulait pour agrémenter l’échec, un infernal 4e trèfle pour saupoudrer le tout, et on perd le pot qui allait sans doute changer la donne. C’est une grande leçon pour moi. Dorénavant, je jouerai sans tenir compte de ce paramètre d’ego adverse satisfait.

Un tour plus loin, j’ai et suis SB contre sa BB. Je pousse environ 200k sur 10k-20k-2 avec 10 BB, et un M avoisinant 5. Il a malheureusement et paye. Sur , je suis dehors en 11e position. Le push de avec un seul joueur à ma gauche et un M de 5, est correct selon le tableau des Power Numbers. Il m’aura finalement quand-même fait sauter.

Merci de m’avoir lu.

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14 Responses to Pasino Cup: l’expression de l’ego dans le poker (5/5)

  1. mad_thorgal says:

    Bon ben plus qu’à reprendre la Delorean, remonter le temps et rejouer le coup! 🙂

    • admin says:

      Ah si je pouvais mad. Tu sais comment je le jouerais, connaissant donc ses cartes? Aussi mal que présenté ici, puisque c’est là qu’il investirait le plus, mais je min-raiserais la rivière, et après son fold, je lui montrerais mes cartes pour montrer que je n’avais pas de trèfle:)

  2. cocofox says:

    article très intéressant (comme tous les autres au fait) sur l’effet de la psychologie au poker.
    C’est la 1ère fois que tu relates que ton égo te fait défaut alors qu’en temps normal il est plutôt perçu comme une force dans ton jeu.

    J’ai ri sur le: “je l’ai déjà “défoncer” au Viage” et ai pu imaginer ta tête quand cosmic te l’a raconté.

    Finalement, tu lui a mis une dérouillé en HU à cet inconscient? 😉

    • admin says:

      Merci cocofox, à propos du HU, nous n’en avons pas fait encore. Mais si X lit un jour ce post (ce qui a peu de chance d’arriver), il va sûrement me le proposer lui-même. Et je serai obligé d’accepter.

  3. Maillon says:

    Ce coup avec A8 est juste dégueu.
    Je peux comprendre le check pour checkraise au flop mais ne pas lead la turn pour moi est juste immonde.
    Vu son tapis et son profil, il va toujours bet un flushdraw au flop, il faut value et protéger la turn en misant.
    Sur le check in the dark river tu as tout dit. Un checkcall représente un draw joué passivement et tu décides de check in the dark river alors que la logique veuille que tu lead tous les trèfles en transformant ta main en bluff.

    • admin says:

      Maillon, que puis-je dire d’autre que de te donner raison. Ce coup est tellement dégueu que j’hésitais à le relater. Mais pour rester honnête avec le lecteur, j’aime bien tout avouer, les coups dont je suis fier, et ceux dont j’aimerais qu’ils n’aient jamais existé. Pour parler de lignes meilleures dans ce coup, je commencerai par le flop, je suis censé Cbet logiquement. Comme tu dis, suite à mon check, il bet souvent les trèlfes. Lorsque ce trèfle vient au turn, je dois lead non seulement parce qu’il a rarement les trèfles, mais aussi parce que mon As est bien masqué et qu’il pourrait me revenir dessus light. Au moins lorsqu’il mise au turn, je dois relancer. Il y a 3 erreurs et demie de ma part dans ce coup: pas de cbet au flop, pas de lead au turn, pas de check-raise au turn, et une demi-erreur pour ne pas avoir call son bluff, car en l’observant, il avait une tête pas nette dans ce coup. Ah non, 4 erreurs et demies, j’oubliais cette influence horrible de check in the dark 🙂 Ce coup est sans doute le coup le plus mal joué des temps contemporains. En plus, c’est le seul relaté dans ce post. Il n’est même pas un peu atténué par un autre coup, bien joué. Loin de moi l’idée de dire que je suis assez humble dans ce post, mais en tout cas, je ne suis pas pour la censure…

  4. The Log says:

    Première fois que je te laisse un commentaire alors que je te lis depuis longtemps et que j’attends chaque nouveau post avec impatience. Je suis loin d’avoir ton niveau mais ta qualité de récit et ta réflexion sur le jeu m’aide à progresser. Et l’intérêt que je porte à ton blog ne risque pas de diminuer car justement tu es humble et tu ne caches pas tes points négatifs même s’ ils sont plutôt rares à mon avis…Ton émotion a pris le pas sur la raison, ça arrive même aux meilleurs 😉 surtout quand X le bouffon la ramène trop…
    Oscar wilde a dit : ” L’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs. ” … donc on sait tous les deux que ” ton égo ” ne reviendra pas t ‘influencer de si tôt.

    Merci pour ce que tu fais et attention de ne pas trop nous faire attendre entre les posts sinon je te boycotte ( trash talking ! ) …et si tu peux refaire quelques petites vidéos, ça serait cool !

    • admin says:

      Merci à toi pour ce commentaire très sympa. Il est de ceux qui me motivent à écrire et à relater ma passion à travers ce blog. Tu constateras que je n’ai pas marché dans ton trash talking, car j’ai quand-même pris 20 jours à répondre et à poster 🙂 J’ai cerné ton bluff pour le boycott, mais je vais quand-même faire attention, car à force d’irrégularité de posts, tu ne seras plus le seul à boycotter. A très bientôt et merci pour ta citation très juste.

  5. Up says:

    Déjà dit par mail mais ce blog c’est les nuts!

    Vivement le prochain CR !

  6. mypokerdiary says:

    Bon post as usual .
    De façon générale je pense que quand le poker prend un tour personnel les choses se passent rarement bien , c’est comme un nouveau metagame qui vient se superposer à celui prééxistant et l’adaptation est souvent difficile , on à tendance à réfléchir à l’envers , à se level .
    Je ne connaissais que de nom le check in the dark , cela reviens donc à s’offrir la position river en prenant le risque de voir l’adversaire checker pour un showdown ?
    Sinon pour le trashtalk + aggressivité je ne sais pas en tournoi mais en cash game , notamment high stakes ( en fr je parle donc de la 400/1K) c’est un style de jeu gagnant , le fish pense avoir un edge , que tu fais n’importe quoi . Toi tu entretiens ce sentiment, en même temps que tu titille son ego à coup d’overbets bluffs dans des petits/moyens pots sans grands risques pour pouvoir le stack of dans d’autres spots où il paiera plus light voir très très light .

    • admin says:

      Hello man, je réponds enfin à ces commentaires. Check in the dark veut dire checker avant de voir la carte suivante apparaître. Par contre, on ne peut pas dire que c’est s’offrir la position. Ca ne change rien à la position sauf que ton action est prise dans le noir. Cela permet “soi-disant” d’avoir un avantage sur l’adversaire car il ne sait pas quelle action tu aurais vraiment prise si tu avais connu la carte. Mais ce qui est un peu ridicule dans cette technique, c’est que si le check est fait dans le dark, c’est justement parce qu’on aurait check quelle que soit la carte. De ce fait, on dit à l’adversaire: je ne check pas parce que la carte est celle que tu vois et qu’elle m’ennuie ou que je te trap etc. En fait, je check de toute façon.

      Pour le cash game je suis d’accord avec ce que tu dis. Mais je ne pense pas que c’est du trash talking. Ce serait plutôt titiller son ego avec des mises folles et pas EV+, dans le but de lui prendre le max lorsque tu seras énorme, c’est une façon de “créer le timing”. Tu joues un peu n’importe comment, en espérant même lui craquer quelques mains avec des poubelles, puis lorsque tu auras un jeu max, ayant provoqué son tilt, tu lui extirperas beaucoup. J’ai l’impression que ça marche mieux aux petites limites, mais bon il y a des fishs à toutes les limites. Lorsque je parle de trash talking, je veux dire ce qu’il dit avec ses mots. Les actions sont en plus, mais c’est vrai que ça va souvent de pair. A bientôt

  7. bernard says:

    j’aime bien ton idée de prendre la delorean pour revenir dans la futur 🙂

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