11/255 au Pasino Cup de Saint-Amand-Les-Eaux (1/4)

Bruxelles, 30 octobore 2012

Pas de table finale, pas d’étoile rouge… Décidément, cette année 2012 se présente sous le signe des demi-finales en tournoi deepstack à gros field. Comme à Vienne en début d’année (17/391), comme à ChaudFontaine il y a trois mois (13/452), je fais ma sortie peu avant cette table tant convoitée par tout joueur de tournoi qui aime la compétition, cette table où l’atmosphère qui y règne, combine pouvoir et argent, domination et lumière, puissance et liberté, cette table où se rejoignent l’hégémonie et la vanité, la gloriole et l’insolence, la plénitude, la volupté, cette table encore où… c’est bon la feeeeeerme!!! A la grande différence des deux autres demi-finales, je ne whine (se plaindre) pas sur des all-in perdus avec équité favorite, non, cette fois-ci, je whine sur moi (un peu)…

Photo Olivier Baeten

Pour ce tournoi, je joue sous les couleurs de Partouche.be. En effet, lors du championnat Partouche où j’avais terminé second début juillet (voir ce post), j’avais obtenu un petit sponsor équivalent à 1k de tournois à jouer et ce Pasino Cup au buy-in de 600€, était une bonne occasion de l’entamer. Je porte donc ces couleurs pour un ou deux tournois, mais j’attends avec impatience que notre team Poker 770 Belgium reprenne ses activités. La délégation Belge en présence était nombreuse à Saint-Amand et parmi les habitués que j’aime croiser sur ces events, on pouvait recenser Yannick Bourdain, Olivier Baeten, Danny Covyn, Anthony Rodrigues, Sebo Magerat, Stéphane Crasula, Benoît Tombeur, Coralie Nauder, Ferdinando d’Allessio, Mustafa Capan, Michel Fajga, Georgy Verstrepen avec qui j’ai fait plus ample connaissance, Diren Yildiz, …, et que ceux qui ne sont pas cités ne le prennent pas mal, je ne travaille pas au recensement de la population… Pour les Français, il y avait Ronan Monfort, Matthieu Sustrac que je n’ai pas eu l’occasion de croiser, mais qui était là, ce qu’il vient de me faire savoir, et quelques centaines d’autres que je connaissais moins bien ;).

Avec 30k jetons au départ du tournoi, il est 20h lorsque la bataille commence. Ma première main est trouvée en middle positon sur 75-150. J’ai une heure de retard, suite à un late registration habituel. En effet, cela doit faire 146 lunes que je n’ai plus commencé un tournoi à l’heure (approximation avec un soupçon d’exagération). En tout cas, s’il y a bien une chose que j’aime dans ce “sport”, c’est que les gens non ponctuels ne soient presque pas pénalisés, alors que dans toute autre compétition sportive ou cérébrale, ça n’existe pas. Essaye d’arriver en retard à un tournoi de ping pong… Un gars limp UTG à 150. C’est la première action que je vois aujourd’hui, et je pense avoir déjà compris quelque chose. Si ça fait une heure qu’ils jouent et qu’un limp se produit encore dans les postions early, à moins que ce limp soit exceptionnel, c’est que la table est limpeuse. Il s’attend donc à ce que d’autres limpeurs s’invitent. Je décide donc de relancer un peu plus gros que ce qu’aurait été une relance standard face à un limp (3 à 3.5 BB). Je relance à 4 BB, 600. Payé, payé, payé, payé, payé. J’comprends!!! A cet instant, c’est sûr, mon style à cette table sera ultra loose passif préflop. Le but sera de jouer un maximum postflop à des prix préflop défiant toute concurrence. Flop: . On parle d’une première main!!! Deux gars check, et comme nous sommes 6 sur ce flop, je Cbet à 1400, un peu plus du tiers du pot (3600), pour attirer la clientèle. Fold, fold, fold, fold, fold et j’embarque le premier pot avec un goût de trop peu.

Seconde main, je suis toujours en middle avec . Un nouveau limp se produit UTG+1 à 150. Je raise à nouveau, mais moins cher. Je fais 475. C’est payé 3 fois et nous voyons ce flop à 4. Flop: . C’est une caméra cachée? Le SB et UTG+1 checkent et j’open à 825, en me disant que dans la lignée du coup précédent, je chasserai rarement tout le monde. Deux joueurs fold et UTG+1 call. Turn: . Il check, je fais 1300. Il call. A-t-il un coeur en main, ou la middle pair? Quelle que soit la réponse, ma mise turn avait de grandes chances d’être payée. River: . Il check vite. J’en déduis qu’il n’a donc pas raté un tirage coeur et qu’il a de la showdown equity. Je ressens qu’il veut abattre les mains et les comparer maintenant, sans investir plus de jetons. Comme j’ai relancé préflop, et misé au flop, le joueur me voit rarement sur couleur. En effet, premièrement, si j’ai deux coeurs en mains, vu la relance préflop, ils sont moins souvent petits, qu’accompagnés d’une grosse carte (As, roi,…). Une grosse couleur slowplay plus souvent le flop qu’une petite couleur qui a peur des tirages couleur supérieurs. Aussi, je pense vraiment qu’à ma place, ce type de joueur slowplay sa couleur au flop. Il ne peut donc se douter que je mise au flop avec une belle couleur, au risque de rester seul dans le coup, d’autant plus que sur la main précédente, je n’ai pas trouvé résistance au flop. Si j’avais juste un valet ici, et vu ses deux calls flop turn, je pourrais check behind river avec ce board quand-même dangereux, et quand bien même je ferais un value bet avec mon valet, il ne pourrait pas être trop gros au risque de ne me faire payer que par mieux et de chasser moins bien. Cette dernière phrase est l’idée que je me fais de sa perception de mon jeu. Comme je ne le vois pas très fort (valet mal soutenu, ou seconde pair), il faut absolument que je fasse croire à un 3-barell bluff de ma part. Pour cela, je décide de faire une grosse mise rivière, 3700. Elle est un peu incohérente avec la lente progression des sizings entre le flop et le turn, elle est carrément 3 fois plus chère que celle du turn. Il call, je show, il muck, c’est un bon début…

Nous jouerons 7 niveaux en ce Day 1. La table est incroyable. Elle me fait penser à ces vieilles tables namuroises des années 2008, 2009, cette époque où les joueurs qui découvraient les tournois, pensaient encore que tout se jouait postflop et qu’il vallait mieux faire des limps préflop, pour ne pas investir trop d’argent avant de savoir où sa main se situait vraiment. Assez rapidement, je comprends qu’à cette table, le profil majoritaire ne passe pas face à un raise standard lorsqu’il a décidé de voir le flop en limpant avec ses cartes. Bien sûr, si ma main est très forte, il faut prendre de la valeur préflop, tout en la protégeant et en limitant le nombre de joueurs qui verront le flop. Mais dans ce cas-ci, ce type de main s’appelle une premium. Voilà pourquoi mon style devient loose passif. Je ne 3-bet pratiquement pas puisque cette action ne remplit son rôle que pour value de bonnes mains, et absolument pas pour la fold equity. Je décide donc de suivre les limps et les ouvertures avec toute main marginale ou bonne qui joue bien posflop. Je m’attache à être de préférence en position lorsque je paye les relances. Et ça se passe on ne peut mieux. A quoi bon faire monter les pots préflop. Les joueurs de cette première table, sont pour la moitié très lisibles. J’en parle librement, car ils ne pourront pas se reconnaître dans ce post. En effet, cela m’étonnerait fortement qu’ils lisent les forums ou les blogs. En résumé, si vous vous reconnaissez, je ne parlais pas de vous :).

Je suis très satisfait de mon jeu en ce jour 1. J’ai le sentiment de prendre une value presque optimale lorsque ma main est devant et de perdre pas loin du minimum dans le cas inverse. Les tells des joueurs débutants les trahissent pas mal. Ils ont par exemple tendance à être si gourmands à la rivière lorsque leur jeu est béton, on dirait qu’ils sizent en fonction de la force absolue de leur main, et non de la force relative de leur main face aux mains adverses. Aussi, lorsqu’ils ont peur du bet en position à la rivière, ils font parfois un donk blocking bet évident qui trahit leur jeu moyen. Les coups précédents déterminent alors leur propension à payer de grosses mises. Si le joueur est un peu scary face à ces mises, je raise gros pour faire un bluff. Ce cas de figure arrive une fois à cette table et le joueur passe. Contre ce même joueur et un peu plus tard, toujours à la rivière, je relance son donk plus faiblement et il paye, mais là, je value un jeu plus fort. Il y a aussi le profil du joueur qui ne lâche rien, c’est le même que celui qui limp UTG préflop et paye quand-même ma grosse relance. Sa devise est :”si j’ai investi de l’argent préflop dans ce pot, je ne lâcherai pas ce pot préflop”. Son NFAVPIP, ça vient de sortir, est à 100% (“not folding after voluntary put $ into the pot” ;)). Ce joueur est plus difficilement bluffable, et je m’abstiens. Mais lorsque je suis fort, je value gros et à trois reprises à cette première table, je suis payé dans ce cas de figure. Mon tapis grimpe progressivement jusqu’à atteindre 57k après 6 niveaux. Nous sommes alors aux blinds 300-600 et je suis déplacé.

A ma nouvelle table, je reconnais une fille que j’avais croisée deux ans avant sur un PPD dans la même ville. Elle sait jouer, elle a des attitudes de joueuse expérimentée. D’autres joueurs par contre ont des attitudes très bizarres. L’un d’entre eux paye toute relance hors position, et veut jouer pratiquement tous les coups. C’est un grand défenseur de sa small blind. Un autre joueur a tendance à limper au bouton quand ça a foldé jusqu’à lui. Sur deux orbites, il le fait deux fois, et une fois au cut off si je ne m’abuse. Je ne le vois pas relancer, connaît-il ce move? Le niveau est fantastique en toute ironie. Ca fait prétentieux de dire ça? Ben non, c’est juste la vérité et elle est bonne à dire. Ca fait plaisir pour le profit long terme que ça occasionne, pas pour la beauté du jeu bien sûr. Lorsque je veux m’éclater vraiment, je fais venir Fred Hebette chez moi et on se fait une série de Head’s up, et là je joue passion. Mais ne me reprochez pas de dire que des joueurs à la table son mauvais. C’est l’essence même du poker de les détecter, de les analyser et d’avoir un edge sur eux. Trève de philosophie, revenons à nos moutons. Sur une autre main, et suite à une ouverture du bouton à 1300, faite par un joueur qui avait attendu cette position pour bouger semble-t-il, la small blind call. Je 3-bet squeeze light en BB avec à 5800 et les deux joueurs passent. J’avais ressenti avoir beaucoup de fold equity pour ce 3-bet qui ne devait pas être autre chose que mon 3e depuis 6 heures de jeu. Mais ici, je l’avais trouvé utile.

Puis arrive un coup pour ainsi dire étonnant. J’ai environ 60k au tapis. Je trouve en fin de parole. J’open à 1450. Un gars me paye en BB. Le flop donne: . Le BB check, je Cbet à 3200. Soudain le croupier me dit qu’il y avait un joueur qui devait parler avant moi. En effet, je découvre qu’un joueur qui avait été très discret dans son limp call est également dans le coup. Il est près de 3h du matin et la fatigue doit sans doute jouer sur ma déconcentration, car je ne l’avais pas du tout remarqué. A ce moment le croupier précise au joueur que ma mise est investie et qu’il peut prendre sa décision. Soudainement, il pousse 41k et tapis, soit près de 70 blinds. Quel rigolo. La table m’apprendra après le coup qu’il a fait ça toute la soirée. Mais là, il n’est pas super bien tombé. Je le mets sur les trèfles 97% du temps. S’il a deux trèfles, j’ai environ 75% d’équité. S’il a deux trèfles avec un , j’ai 67%, et s’il a deux trèfles avec un , j’ai 60%. Je crois à peine en valet-huit qui lui ferait quinte flopée et quand bien-même, je serais encore à 35%. Et s’il protège une double pair, contre mon top set, il est presque drawing dead. Ces calculs sont faits par après pour vérification bien sûr, mais contre sa range au moment du coup, je me sens à 70% et ça se vérifie environ. Je call et comme prévu il retourne deux trèfles, pour . Turn: , il est drawing dead. La rivière apporte un et sa couleur max rentre en vain. Je gagne donc ce 75/25, il est dehors et je passe au-dessus des 100k. Je trouve ce coup intéressant car il soulève une question. Lorsqu’on est dans un tournoi où le niveau des joueurs semble faible, qu’on peut grinder dans les premiers levels sans prendre trop de risques, est-il intéressant de jouer des coups à haute variance, même EV+. Dans l’exemple ici, le call est quand-même évident, car je suis à 70% contre sa range, et si je perds, j’ai encore 19k car je le couvre. Mais prenons l’exemple d’un coup où j’ai 200 BB ainsi que mon adversaire. Disons que la moyenne est à 100 BB et que le niveau des joueurs est très faible. L’adversaire aux 200 BB me fait tapis et je suis sûr et certain d’avoir 55% de chances de gagner si je call, peut-être même 60%. Dois-je faire le call? Mon avis est non!!! Bien sûr, tout est question d’appréciation, de comparaison de l’équité nécessaire pour jouer un coup à forte variance, et du niveau des joueurs, niveau corrélé avec le niveau de difficulté (ou de facilité plutôt) à monter des jetons en grindant. Il faut aussi tenir compte de la structure et de la vitesse de montée des blinds, ainsi que de la profondeur. Dans le coup avec , 70% est beaucoup, je ne suis pas couvert, et 100 BB de tapis départ n’est pas si profond que ça, donc le call devient évident. Mais dans la même situation, avec des joueurs qui auraient appris les règles du poker la veille, il faut passer. C’est un exemple extrême car on ne se retrouvera jamais dans un tournoi avec un niveau comme celui que j’imagine dans la phrase précédente, mais grâce aux cas extrêmes, on explique plus facilement sa pensée pour des cas plus standards.

Je finis le Day 1 à 103k, 3e chipleader pour 190 joueurs restants des 255 inscrits.
4 posts sont prévus pour ce tournoi, et je compte les enchaîner très rapidement, tant que c’est frais dans ma tête. Ce ne sera pas comme la série ChaudFontaine 😉

A très vite et merci d’avoir lu.

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18 Responses to 11/255 au Pasino Cup de Saint-Amand-Les-Eaux (1/4)

  1. bernard says:

    quand tu parles d’hégémonie, est-ce dans le sens “toi, princesse d’hégémonie” ?

    • admin says:

      Loooooooooool, Bernard. Je n’avais pas pensé à ça, mais en effet, maintenant que tu le dis, c’est peut-être bien Sardou qui m’a appris ce mot. Attends, je cherche la chanson (dans ma tête pas sur google bien sûr). Zut ma mémoire flanche, dire qu’on connaissait tout par coeur étant tout jeune (tu vois, je n’ai plus honte de le dire publiquement depuis que j’ai reformaté mon oreille à la musique actuelle). Bernard, c’est horrible, j’ai dû tricher sur google, je ne retrouvais pas le titre, c’est l’enfer… c’est la maison en enfer.

  2. mama913 says:

    nice le début de CR

    parmi les Français tu avais aussi : Christophe Lesage, Jerome Naye, Pascal Willemin, Thomas Fonce, Julien Gaignard, Quentin Lecomte, Gaetan Balleur, Guillaume Dupuy…

    A+

    • admin says:

      Merci Matthieu pour la liste. Je ne les connais pas personnellement, même si certains noms ne me sont pas inconnus. En tout cas, c’était bon à préciser. Tu as fait un petit result dans l’un des sides?

  3. cosmicbat says:

    très belle lecture, vite la suite tant que tu es chaud et tiens bien ta plume 🙂

  4. mypokerdiary says:

    Premiere partie de compte rendu sympa comme d’hab ! A te lire, ca fait peur mais le niveau d’un tournoi live comme celui ci doit être comparable à celui d’un 2e sur le net , tu me donnes envie de faire mes débuts en live 🙂
    Sinon, completement d’accord avec toi pour le coup avec le TT , sur le coup là c’est un auto call en ce qui me concerne , t’es sur à 110% d’être devant ,( quel genre d’abruti ferait ca avec J8 , et quand bien meme t’es toujours très vivant ) . La situation est effectivement différente de celle avec laquelle tu la compare , prendre un flip à 55% 200bb deep contre des nuls c’est carrément EV- je plussoie x10000 ( je ne me pense pas meilleur que toi mais j’ai un peu de mal à m’excuser de trouver certains joueurs carrément nul , désolé pour ce manque de tact ou de modestie je ne sais pas.. 🙂 ) .
    Sinon ce qui se rapprocherait le plus de la “NFAVPIP” dans le cas présent et qui existe déjà c’est tout simplement : le limp fold .
    A bientot (J’espere ) pour la suite , GG quand meme pour cette place d’honneur assez frustante .

    • admin says:

      Tu as raison, je ne devrais pas m’excuser, mais bon, dans ce milieu, ça fait toujours prétentieux de dire qu’on a joué contre quelqu’un de mauvais. Bien sûr, je pense que pour gagner au poker, une condition sine qua non est de ressentir qu’on est meilleur que ses ou certains de ses adversaires. Sans ça, on ne risque pas de gagner à long terme. Je ne m’excuserai plus dorénavant, tant pis pour ceux qui pensent que j’ai un sentiment de supériorité (n’est ce pas Hashh :)).
      Lol évidemment, c’est l’inverse du limp-fold mon NFAVPIP, t’as encore raison (t’aimes bien avoir raison hein :)). Mais comme je n’utilise pas vraiment cette statistique en tournois online, je ne m’en souvenais plus. Zut, moi qui pensais que j’avais inventé un truc 🙂
      A bientôt et merci.

  5. Luisinho says:

    Je comprends tellement cette amertume et c’est drôle de voir combien les gens qui ne jouent pas au poker ne comprennent pas haha !
    Je me souviens parfaitement avoir fini dans les 15 premiers d’un tournoi sur le net avec plusieurs milliers de joueurs et d’avoir ce petit goût amer dans la bouche !
    En live je trouve ça encore pire parce qu’au final t’investis bien plus de temps pour finir à cette place inconfortable.
    Ton report est excellent et tes analyses sont réellement plaisantes à lire.
    J’ai eu du mal à expliquer à des amis joueurs que prendre un flip aussi tôt dans un tournoi n’est pas profitable et c’est bon que tu remettes les pendules à l’heure à ce sujet 🙂

    • admin says:

      Oui, c’est ça le poker de tournoi, souvent une frustration, surtout près d’une grosse perf. Mais il faut l’accepter, car la perf n’arrive que rarement et est là pour rentabiliser tout le temps investi dans les tournois où on n’a rien fait ou pas grand chose. Avec le temps et l’expérience, on apprend à ne plus râler lorsqu’on finit à une position à priori frustrante.
      Comme tu dis, les gens qui ne jouent pas au poker se contenteraient de la position sympa qu’on a atteint, car ils ne sont pas à fond dedans et ne ressentent pas le manque à gagner que l’on ressent nous. Merci à toi pour ces compliments sur le blog. A très bientôt.

  6. mad_prof says:

    Hello et merci pour ce début de CR toujours aussi sympa !! Effectivement comme le dit mypokerdiary le niveau ressemble à un 2 euros sur le net, là où les limps en début de tournoi sont fortement conseillés !J suis assez étonné de voir que ça arrive pour le tournoi que tu décris…pas d’edge mais il faut trouver la mesquinerie où elle est, dans les grosses cartes, ou Dame Chance (mais pour cette dernière faut toujours l’avoir quand même à la bonne). Avoue que dans ces cas, tes réfléxions poussées servent moins !! Après, la place dans ton tournoi..à part la première à mon avis elles laissent toutes un goût amer (jparle des places ITM). Vivement la suite en tout cas et toujours bravo pour ton niveau de poker et de la façon dont tu le partages ! amicalement.mad_prof

    • admin says:

      Comme tu dis, level équivalent à des petits buy-ins. Par contre je ne suis pas d’accord sur le fait que les réflexions servent moins pour certains styles de table. Il faut adapter son style de jeu, c’est sûr, mais pour ce qui est du edge, il est toujours indispensable et utile. Jouer postflop nécessite d’autres atouts que d’avoir une bonne agressivité préflop et faire des 3-bets et 4-bets aux bons moments. Postflop, il faut avoir une meilleure lecture des bettings patterns des adversaires par exemple. Préflop, quelqu’un qui n’y connait rien en probabilités des tirages aura des atouts sur son agressivité, et sur la prise de possession de la table. Postflop, un joueur peu agressif préflop pourra mieux gérer la lecture de ses adversaires, le pot control, etc. Il faut être bon dans tous les recoins du jeu bien sûr, c’est le mieux, mais ce que je veux dire, c’est qu’en fonction du style d’une table, tu dois utiliser un edge différent, concernant un autre aspect du jeu. Je me comprends, j’espère que toi aussi 🙂

  7. Frankie says:

    Bonjour,
    Cela fait des mois que j’ouvre ton blog pratiquement tous les jours.
    Tout ce que je peux dire c’est qu’il est pationnant à lire et vraiment instructif.
    J’en ai bien chercher d’autres dans le même style mais en vain.
    J’aurais juste une remarque, enfin plutôt une demande:
    Ca serait encore plus sympa et excitant à lire si tu n’annoncais pas ton résultat à l’avance.
    Bonne continuation.

    • admin says:

      Merci Frankie pour ce message plus que sympa et motivant.Tu as vraiment raison pour l’annonce prématurée du résultat. J’y avais déjà pensé. Mais un problème se pose: lorsque j’écris, j’aime quand-même donner envie au lecteur de lire, et on est plus attirés par un 11/255 que par rien. Peut-être que la solution serait d’annoncer le résultat dans le titre du dernier post, ou alors de ne pas l’écrire dans le titre au moment où je publie, et de ne l’insérer dans les titres que deux semaines après. C’est une possibilité aussi. Je vais y réfléchir et envisager cela. A bientôt et merci encore.

  8. mad_thorgal says:

    Les mecs qui limpent UTG pour ensuite suivre n’importe quelle relance, je crois que ça devient de plus en plus à la mode sur le net, et pas que sur des 2€!
    Le pire c’est qu’ils touchent très souvent le flop, et mes AK ou autre JJ me font perdre pas mal de jetons sur ce genre de coup. Et allons-y pour des donk bet à foison, ou encore des check-call sur mes cbet, jusqu’à la river!
    La meilleure stratégie est bien celle que tu as choisie à ta

    • admin says:

      Voilà pourquoi il ne faut pas trop faire monter le pot préflop sur ces tables, et surtout accepter que ses monstres préflop sont en fait moins fort que ce qu’on pense puisqu’on va souvent jouer postflop. Or les premiums sont des monstres préflop mais juste de bonnes mains postflop.

  9. mad_thorgal says:

    Oups j’ai envoyé avant d’avoir terminé ^^
    Je reprends donc : La meilleure stratégie est bien celle que tu as choisie à ta table, de rentrer en limpant aussi ou en relançant assez faiblement selon le cas, d’éviter de trop faire de 3bet light, etc.
    Mais j’hallucine quand je vois le niveau de certaines tables en live quand même!
    @+!

    • admin says:

      En effet, l’avantage du live est que le niveau est parfois semblable à celui que l’on trouve sur des buy-ins online, 10 ou 100 fois moins élevés. Comme il y a beaucoup moins de volume et que ça prend plus de temps en live, les joueurs faibles sont près à investir bien plus dans ces buy-ins pour l’aspect ludique également.

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