Cannes: compte-rendu du 1500, plus d’un mois après

Bruxelles ,19 octobre 2011 (date de production du post)

Nous y voici. Je me lance enfin. Il n’est bien sûr pas des plus motivant de parler d’une semaine qui s’est soldée par un échec. Ceci, additionné au manque de temps à y consacrer est sans doute la raison de ce délai. Eh oui, j’ai une vie hors du poker :).  Jouer-relater, c’est bien, mais ça prend beaucoup de temps.  J’ai à maintes reprises, dit que j’allais faire ces comptes-rendus, et je ne veux pas déroger à ma parole. C’est également vrai pour les deux vidéos de tournois online que je dois encore poster. Patience, patience…

Tous les coups importants de Cannes sont notés sur mon iphone. Le fait de noter pendant les tournois fait perdre un peu de rentabilité puisque je perds les informations du coup suivant. Je note également pendant les pauses, mais alors, je ne profite pas de ma pause comme je devrais pour décompresser. Quoi qu’il en soit, j’aime faire ça, pour ne pas perdre des choses, qui relues plus tard, me donnent matière à réfléchir. Lorsque je relis mes premiers posts, j’y décèle des changements, des évolutions dans mon jeu, pas forcément en mieux, mais avec un style de jeu différent, plus tight un jour, plus agressif un autre. Comme je le dis dans l’onglet :”Qui suis-je?” du blog,  certains coups de poker sont pour moi, des aventures uniques. Ils sont pour chacun, comme une chanson de sa jeunesse dont on se souvient et qui nous rappelle certaines émotions du passé. Fini de philosopher…

Le 1500 € freezout (joué le 14 et le 15 septembre 2011)

Jour 1

Photo BelgiumPoker.net

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Avec 30.000 jetons au départ, je m’assieds à une table où je décèle deux ou trois bons joueurs, mais deux ou trois assez moyens. Vous vous demandez comment je peux dire ça si vite? Je parle de cela dans le compte-rendu du 3000 qui suit celui-ci, un compte rendu que j’avais commencé à Cannes même, après le jour 1. Je joue assez small-ball, et n’ai pas peur d’entrer dans les coups avec des mains marginales en position, pour utiliser mes reads postflop à des fins rentables. Mon tapis est aux alentours de 29k après trois tours de table. Je me suis inscrit un peu en retard et nous sommes au deuxième niveau. Sur 100-200, je trouve en middle position. J’ouvre à 500 et suis payé par le gars qui me suit, et le bouton. Les autres passent. Le flop est . Je cbet assez petit, 850 dans ce pot de 1800 et c’est la 3e fois que j’ai ouvert préflop et cbet au flop. Je me dis que le timing est bon et qu’on peut me revenir dessus, avec ou sans roi. Le premier joueur passe, et le second me relance à 3200. C’est l’un des joueurs que je considère comme moyen. Je call, souhaitant que le turn ne fasse pas rentrer les tirages, situation dans laquelle, je pourrai le check-raiser. Mais le turn est un . C’est une bonne carte d’un côté, car elle rend les tirages du flop drawing dead. Mais je ne peux exclure K9 et K8 de sa range avec certitude. Cependant, comme je m’attendais à la relance au flop, au vu de l’historique et de la situation, je ne m’inquiète pas tant que cela de ces mains, et suis prêt à jouer mon tournoi sur ce coup. Bien sûr, je le mets sur un tirage ou un roi, c’est le minimum. Cela m’ennuierait quand-même de voir un valet ou une dame à la rivière, car KQ et KJ sont dans sa range de call préflop. Sur ce turn pseudo-magnifique, je décide donc de check-caller. Je check, il mise 6700, et je paye sec, comme si j’étais tireur. A quoi bon relancer ici. Ma relance ne fera passer que les tirages, déjà drawing dead. Et même si elle ne les fait pas passer, elle tuera toute envie chez lui de bluffer la rivière en cas d’échec de son tirage, peut-être même l’empêchera-t-elle de faire un value bet en cas de tirage rentré (moins probable si je check la rivière).  Un roi payera toute relance de ma part, que ce soit maintenant, ou à la rivière, sauf si un tirage dangereux rentre et fait peur à son brelan. Mais je ne suis pas sûr qu’il ait le roi, il peut avoir un tirage, et dans ce cas, autant jouer le coup passivement. River: . Cette carte est excellente! Aucun tirage ne rentre, ce qui d’une part, va très souvent l’inciter à bluffer behind, seule façon pour lui de récupérer le pot s’il était sur un tirage, d’autre part, l’inciter à faire un value bet behind avec son éventuel brelan, voyant qu’aucun tirage dangereux n’est rentré. Aussi, cette carte ne lui a très certainement pas donné un full des rois par les 3, car je le vois mal avec K3 en main. Je décide de check-raiser à tapis, mais ça ne s’avérera pas utile. Suite à mon check, il push ses 21k restants que j’insta-call, couvert. Bien sûr que K8 et K9 me battent, mais ces mains sont devenues hautement improbables, vu sa ligne. Je pense que ce type de joueur aurait slowplayé le turn très souvent, voyant sa double pair se transformer en full max ou presque max. Et s’il n’avait pas fait un slowplay, il aurait sans doute misé moins que 6700 pour ne pas perdre son client. Il montre pour un tirage coeurs raté, et je suis propulsé à près de 60k. Je ne suis cependant pas atteint d’une gigantesque émotion, car je sais que doubler son tapis en début de tournoi, ne double pas les chances de le gagner :).

Il reste environ 2.5k au joueur qui a raté son énorme bluff contre moi, et il double son tapis rapidement. Il a environ 5k lorsque, suite à une relance de ma part à 700 en middle, il défend sa SB et call. J’ai . Le flop est . Il donk à 1700. Idéal comme situation, car je le mets sur un 7 très souvent. Je ne vois absolument pas ce type de joueur donker le brelan. Nous ne sommes que 2 dans le coup et je relance à hauteur de son tapis qu’il paye instantanément avec . Turn: . River: et l’homme fait couleur runner-runner… Je redescends, près des 54k.

Quelques coups plus loin, je trouve en BB et défends ma blind de 300, contre une relance à 750, payée une fois avant moi. Flop: . Je check, le gars mise 1800 dans ce pot, proche des 2500, le premier passe et c’est à moi de parler. D’une part, je ne le sens pas très fort, vu sa façon de miser. D’autre part, je me dis que si je paye ici, sur ce flop sans tirage, je représente forcément un jeu concret, peut-être une dame, peut-être un 7, peut-être un brelan que je slowplay. Je call, en floating hors position. Turn: . Je décide alors de changer de stratégie et donk 3500. Je trouve la carte bonne. Comme il me voit sur une dame ou un 7 minimum, une éventuelle pair de dix dans sa main ne pourrait absolument plus jouer ici. Il insta-fold et je me sens confiant.

Je descends un peu, puis remonte doucement, suite à queques vols, et un 3-bet light préflop dans les blinds, qui fait passer tout le monde. J’ai 55k et trouve . Les blinds sont à 300-600 et je suis au cut-off. Un gars en middle vient de changer de vitesse depuis un tour et demi. Il ouvre une main sur 3, à un peu plus de 2 BB. C’est 1300 ou 1350 généralement. Il le refait à nouveau pour 1350. Je sens que le type au hijack, juste à ma droite est aux aguets. Il en a marre et il se tient en position de contre-attaque. Tout le monde a compris que le gars ouvre avec 35% des mains et qu’il faut enfin le relancer. Il relance à 3200, mais son tapis fait 24k, parce qu’il n’a pas eu de réussite quelques coups plus tôt. D’un peu moins de 2.5 fois la relance du premier, j’aime bien son 3-bet. D’une part, je ne lui donne pas énormément de crédit. Je le mets sur le top 25% des mains, car on sent que la situation est jouée plus que les cartes dans ce spot. D’autre part, mon 4-bet me permettra souvent de faire sortir du coup tout ce qui n’est pas ultra-premium dans les joueurs qui me suivent, puisqu’on parle du premier 4-bet que je fais depuis mon arrivée. Si quelqu’un me revient dessus, hormis le stack de 24k, je pourrai facilement jeter mes valets. Si seul le gars à 24k me revient dessus, je pourrai encore évaluer à la vitesse de sa mise, et la confiance qu’il semblera lui porter, si mes valets battent sa range dans des proportions qui justifient le call par rapport à la cote au pot. Je relance à 8150, un peu plus de 2.5 fois la mise du 3-betteur. Je suis normalement commited par rapport à lui. Tout le monde passe, il hésite 20 secondes, et mise son tapis. L’ayant un peu observé, je ne le pense pas capable de jouer KK ou AA de cette façon, simplement parce qu’il aurait fait preuve d’un acting digne de ce nom,  que j’ai du mal à croire venant de sa part. Il reste QQ, qui me semble plus probable. Seulement, pour hésiter comme cela, il faudrait qu’il me voie sur AA ou KK. Or, il est aussi au courant que je suis au courant qu’il a peut-être 3-bet contre un relanceur trop actif, avec une range de main peut-être un peu trop large pour que je ne tente pas un 4-bet. Ensuite, même si c’est mon premier 4-bet, mon image à table est celle d’un joueur agressif qui a 3-bet quelques fois. Je dois donc rajouter environ 16k, dans ce pot avoisinant 35k, si l’on considère les blinds et les antes, un call correct si je sens que ma main a une équité d’au moins 30% contre sa range. Comme je ne crains que les dames, et que je peux mettre AQs+, AK+, 88,99, et TT dans sa range, pourquoi pas 77 même, soyons fou, je suis largement au-dessus de ces 30%. Je paye rapidement. Il montre . Et le board me fait perdre le 80-20. C’est une rivière qui fait mal, très mal… Je perds un énorme pot et descends à 31k.

Reprenant doucement mes esprits face à cet ignoble bad beat, je décide de devenir très agressif à nouveau, avec ce stack départ et remonte à 37k sans showdown.

Je suis alors changé de table, et un tour se passe. Mon tapis est retombé à 33k, suite à un tirage couleur raté, payé deux fois sur des mini-barells flop-turn qui me donnaient une cote interdisant le fold. Là, arrive mon second 4-bet du tournoi, et première relance à cette table. J’ai . Les blinds sont passées à 400-800, ante 75 et je suis BB. Un joueur minraise en milieu de parole. C’est la troisième fois qu’il le fait depuis mon arrivée, une dizaine de mains plus tôt. Le gars qui le suit call, on le sent light, avec un connecteur assorti sans doute ou une main qui veut voir un flop. Le cut-off passe et c’est au bouton de parler. Mes 4-bets sont toujours dictés par un pressentiment. Ce dernier correspond à l’anticipation de l’action du 3-betteur. Le joueur au bouton me semble bon. Je sais qu’il ne donne plus de crédit au min-raiseur, encore moins au calleur. Pour moi, la probabilité qu’il squeeze est énorme. Je l’estime à 60%, à vue de nez. Et il le fait. Il mise 4225, un peu plus de 2.5 fois le minraise. Moins de cinq secondes après, je relance à 10.700 et tout le monde passe. Mon tapis revient aux alentours de 41k, un rien au-dessus de la moyenne, et je suis confiant pour la suite.

Un tour se passe, où deux de mes ouvertures light sont 3-bet, et je dois passer à chaque fois. Je vois un flop après payement d’une ouverture, mais il n’est pas rencontré et je ne peux rien faire face au C-bet de l’ouvreur préflop.

Puis je trouve et suis à nouveau au BB. Sur 400-800, un gars ouvre à 2000 et un autre le paye. Le gars qui a ouvert est d’une lisibilité exemplaire. Plus tôt, il a perdu 10k dans un bluff, qui sans que j’aie suivi le coup très bien, semblait évident sur son visage. Payé, il a muck. Il est du style a bluffer dès qu’il ressent un peu de faiblesse. Mais sans doute évalue-t-il mal la faiblesse, prêt à essayer l’arrachage suite à n’importe quel check flop/check turn adverse. Je décide de compléter les 1200 avec ma main ultra-marginale, sans que je la catégorise encore comme poubelle. Flop: . Je check, et les deux autres check behind. Ce qui m’ennuie un peu, c’est que je suspecte le second de tirer aussi quelque chose. Si c’est une couleur, elle est sans doute plus forte que la mienne. Turn: . J’aime assez cette carte, plus que le trèfle, car là, j’ai de bonnes chances d’être devant. Mais le tirage trèfle m’empêche de donk ce turn. Si je suis relancé, je perdrai tout simplement l’opportunité de voir un trèfle rivière pour une somme correcte. Je check, et les deux check behind. Là, j’ai la quasi certitude d’être devant. La rivière est un , une carte bonne à priori. 6-4 n’est pas dans la range du calleur préflop, encore moins 8-T pour une quinte runner-runner, qui aurait sans doute souvent tenté l’arrachage, dernier de parole au flop, avec si peu d’espoir de gagner le coup. Je décide alors d’induce un bluff chez notre ouvreur préflop. Je m’apprête à donk la rivière. Finalement je simule de me raviser et check. Les débutants adorent faire ça pour faire peur aux gens en position, obtenir un check behind, et voir le showdown avec leur jeu plus que moyen sans risquer un jeton supplémentaire. Je sais que ce geste a de bonnes chances de faire bluffer notre ami, de faire alors passer le second, et de me donner, suite à une lecture des tells pour confirmation, une décision de call assez facile, avec l’information de l’action du second en prime. Et ça prend. Le premier overbet le pot à 9.700. Cette mise sortie de nulle part et ne correspondant tellement pas à la séquence des acions me fait me frotter les mains. J’attends le fold du second pour payer. Mais le second insta-call. Zut alors! Un valet dans sa main aurait extrêmement souvent un meilleur kicker que le mien. Une double pair touchée rivière est-elle possible? Sans trop analyser plus loin, je passe. Le premier muck, confirmant son bluff. Le second finit par montrer . Il a bien payé, sachant pertinemment que le premier bluffait, mais quel dégoût pour moi. Comment payer avec dans ce spot, comment penser que je suis devant ? Eh bien, après réflexion, c’est dur, mais pas si impossible. Il ne peut avoir un valet, puisque dernier de parole, il n’a pas misé le turn. Il n’a pas 8T, parce que max, il n’aurait pas fait un insta-call. Il aurait soit relancé, soit aurait-il payé mourrant. 6-4 et 6-8 sont les seuls tirages du flop, que la rivière fait rentrer. Mais ces mains, même suited, sont quand-même très peu probables vu le call de 2000 préflop. Le 9 m’étonnerait car il aurait misé le flop en dernier de parole. Une pocket pair en main 44, 66, 77, 88 aurait aussi dû miser ce flop en dernier de parole. C’est la raison pour laquelle je n’ai pu situer la main de notre calleur. Il est vrai qu’après réflexion, 44,66, 77, et 88 sont les plus probables (moins 77 quand-même, car avec brelan, il ne call pas si vite, il réfléchit, voyant s’il peut encore prendre de la value et finit peut-être par payer pour ne pas prendre trop de risques). Finalement, après réflexion son call si rapide indique qu’il attendait tant le bluff de l’autre qu’il n’a même pas voulu réfléchir une seconde et a payé avec son jeu très moyen. Mais je ne pouvais pas le mettre sur 8-8 ou un 9, à cause de sa façon de le jouer au flop, un peu passive d’après moi.

Je descends encore un peu suite à une ouverture avec , où je dois passer contre une relance du BB qui finit par me montrer et je finis la journée avec 32.800 sur une moyenne de 46k. Il reste alors 237 des 365 joueurs au départ.

Le jour 2 est moins intéressant et moins long mais parlons-en quand-même :).

A mon arrivée en table, je me mets vite en confiance. J’ai en middle. Sur 500-1000, j’ouvre à 2300. Un gars me call au bouton. Le flop affiche . Je décide de ne pas faire le c-bet sur ce flop magnifique. Prenons de l’info, voyons ce que notre ami fait, et induisons-le en erreur sur la force de notre main. Je check et il check behind. Turn: . Ici, je ne vois pas comment le gars pourrait ne pas miser si je check. Miser ce turn en premier pourrait induire une relance de sa part et c’est pas mal, mais ça pourrait le faire passer aussi, et je n’aime pas. J’ai peu de jetons, faut remonter. Je décide de faire un nouveau check-raise, le premier ayant échoué. Il mord. Il mise 5200 et je raise à 13.800. Il a très peu souvent une main qui me bat ici vu que sa mise est prévisible puisqu’induite. Il fold rapidement, et je remonte vers les 41k.

Dans les deux tours suivant, je reperds ces 10k sur une suite de mains sans réussite que je n’ai pas notées sur mon iphone. J’ai le souvenir d’un tirage couleur ou quinte raté. Ensuite avec , j’ouvre à 2600 en middle, mais suis 3-bet par le SB, qui après mon fold me montre . Avec 31k, je trouve . Je vais parler ici du coup que j’évoque dans la vidéo Cannoise, coup qui m’a semblé être ma plus grosse erreur de la semaine.  Le gars à ma droite est très agressif. Il ouvre une n-ème fois à 2500, et je décide de set-miner avec mes cinqs. Je call. Le flop est . Il fait un Cbet à 5000. S’il n’a pas une pocket supérieure à la mienne, je pense être devant avec mes 5. Je décide de relancer à 11.000. Il push et je fold avec 14k restants. D’une part, c’est mauvais car j’aurais du comprendre qu’un Cbet de sa part à 90% du pot signifiait souvent l’overpair. D’autre part, je ne pouvais pas relancer à 11.000, car c’est trop timide comme relance. C’est un peu plus qu’un minraise face à ses 5000. Et surtout, je ne pouvais pas relancer avec l’idée de passer et rester à 14k en cas de sur-relance. Bien sûr, avec AQ ou AK, aurait-il pu décliner l’invitation. Mais avec deux trèfles, son move aurait été le push aussi. Je devais passer, c’est tout, la deuxième meilleure action étant le push, c’est mon avis. Mais la relance était un peu mauvaise. Je le savais au moment de la faire, mais j’ai pensé qu’il pouvait me donner beaucoup de crédit, puisque j’osais faire ça avec un petit tapis. Après relecture du coup, il me semble clair qu’il avait cette fois-ci une overpair au board, ce que je n’ai pas ressenti là-bas, trop omnibulé par son cbet évident et anticipant trop cette relance sans la réévaluer en fonction du bet sizing (90% du pot).

Le coup suivant, je trouve . Un gars en middle limp à 1200, sur 600-1200. et le même gars au cut-off, ce gars super agressif, relance à 4500. Je push 13.6k et sait très bien qu’il va me payer avec son tapis, mais comme je suis largement devant sa range, il peut. J’en ai besoin en fait, et je ne cherche pas à avoir de la fold equity. Tout le monde passe et il me dit :”Je suis désolé, j’ai une poubelle mais je dois payer”. Alors là c’est le summum. Pour le prix, j’ai droit à une leçon de poker ;). D’une part je ne le voyais pas sur beaucoup mieux qu’une poubelle, d’autre part, je savais que le call était inéluctable. Je lui réponds:”je suis au courant merci”. Il call avec et le board tombe: , avec un turn qui marque la fin de mon tournoi…

Le prochain post vous parlera du 3000, avec un début écrit à Cannes même…

Merci d’avoir lu jusqu’au bout.

jontheriver

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12 Responses to Cannes: compte-rendu du 1500, plus d’un mois après

  1. Bruno says:

    Je t’ai lu jusqu’au bout car j’apprécie grandement tes analyses.

    Au plaisir de relire tes posts de tournoi Live.

  2. anneaux says:

    J’adore tes CR, tes impressions, les explications, ton ressenti… merci.
    As-tu quelques futures dates pour du live?
    GL pour la suite

    • admin says:

      Merci anneaux, c’est bon ces commentaires… Pour le live, il y a le premier w-e de novembre. J’hésite encore entre Dublin (mini-WSOP) et Vienne (DSO de Chilipoker). Il y a aussi Loutraki en Grèce, l’EPT du 14 au 20 novembre, les sides, voire le Main, un peu déclicat, à discuter avec mon pote F.H. qui veut faire le voyage aussi. Puis, il y a le PPD Knokke le 18 novembre, si je ne suis plus à Loutraki. En décembre, il y a le championnat de Belgique. Voilà, je vise donc 4 événements live…

  3. cocofox says:

    Quand je te lis, j’ai l’impression d’être à table avec tes cartes en mains!

    • admin says:

      Cool, à ce point-là? Merci. J’aime parler de tout ce qui me passe par la tête pendant les coups, car je trouve qu’omettre certains de ces paramètres pourrait ne pas mener le lecteur à trouver que la décision prise était optimale. Bien sûr; il n’est pas possible de parler vraiment de tout, mais j’espère que ce sont les choses plus intuitives, moins nécessaires à relater…

  4. D8 says:

    Bon j’attendais ce genre de post pour t’inclure dans ma bloglist!
    J’aime bien ton analyse du coup ou tu flopes le brelan. Je sais pas si j’aurais eu les couilles de faire la même et de checker la river.
    J’attends le commentaire du 3.000€…
    T’as quand même été bien noireau sur ce tournoi…

    • admin says:

      Merci Fred, content de faire partie de ta blogroll, j’apprécie. Pour le check river avec mon full, je pense que si je check, comme j’ai checké tout le long, un roi mise d’office, un tirage raté sans doute. Tout jeu autre que le roi ou le full, passe face à un donk bet de ma part. Il n’y a en fait pratiquement aucun jeu qui serait prêt à payer une mise de ma part à la rivière, et qui serait également prêt à check behind si je check.

  5. D8 says:

    (cela dit moi j’avais busté en toute fin de day 1 avec AKs vs JJ, première carte du flop un As, deuxième un J!)
    Et peu de temps avant j’avais perdu la moitié de mon stack en flopant le brelan max, mon adversaire faisant flush runner runner!!

  6. mad_thorgal says:

    Super compte-rendu, tu dois en effet rater un peu d’infos le temps de noter tout ça!
    Mais continue, j’adore tes analyses (d’ailleurs j’adorerais te voir analyser un MTT à low buy-in, voir comment tu t’adaptes à ces joueurs par rapport aux joueurs live de gros buy-in), et j’aime bien vivre un tournoi, même par procuration!

  7. jonathan says:

    “A mon arrivée en table, je me mets vite en confiance. J’ai KQ en middle…etc”

    Je suis assez surpris par ce coup. Venant du cash game, ma ligne standard contre un joueur standard aurait été bet/bet/bet. Pourquoi prends tu une ligne si tricky? Ne penses tu pas que tu gagnerais plus en faisant de la value sur 2 barrels contre toutes ses pockets et Q inférieures, que juste en induisant un bluff turn?

    • admin says:

      Salut jon,L’unique raison pour laquelle ce coup a été relaté, c’est parce que ce n’est pas une ligne standard en effet et que je l’aimais bien. Ici, je viens de m’asseoir à table. J’ai un peu observé le joueur. Le type ancienne école avec un égo surdimensionné. Pour moi, le masquage de la main au flop est bien plus rentable. Je n’ai pas relu le coup, je m’en souviens. Ici à priori, seul l’As est ennuyeux au turn. Pour moi, il est très facile d’induire un bluff chez ce style de joueur, il suffit de lui faire penser qu’on est faible. Il ne se demandera alors pas ce que je pense moi de son jeu, et quelle que soit sa main, il misera turn. Si je Cbet le flop simplement, il passera s’il n’a pas touché. Mais si je check deux fois, il va me donner de l’argent au turn, c’est presque garanti. Il a été très surpris par mon check raise. Il me voit faible et je le check-raise. Ce que j’aime par dessus tout, c’est de masquer ma main. Je prends le risque de laisser sortir les cartes (ici très minime), en plus je vois une action de plus chez le joueur adverse, je situe encore mieux ma main. Et puis, je prends des jetons très souvent, alors que sur le long terme, je l’aurais fait passer au flop trop souvent. En moyenne, je trouve cette ligne plus rentable vu l’analyse que j’ai faite du joueur et de son égo.

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