(to check : title) 08-10-2010

08 octobre 2010,

De retour au Zenith pour le début de la nuit, je dois me mettre sur liste d’attente et patienter une demi-heure avant de jouer. C’est très prometteur, car cette table est de plus en plus pleine et de plus en plus souvent. Le niveau de jeu général est un peu monté ces derniers jours par rapport à ce qu’on pouvait trouver 2 mois auparavant. Mais je suis heureux de constater que les joueurs que je considère comme bons ne sont pour la plupart pas des réguliers.

Pendant les 4 premières heures, je joue très tight, car la table est à nouveau loose passive, avec 6 personnes sur 10 en moyenne qui voient le flop en limpant.. Cependant, j’ai un peu perdu l’hyper-tight attitude que j’avais il y à deux mois et suis devenu un tout petit peu plus loose. Disons que je joue 5% de mains en plus qu’avant, car lorsqu’on a quelques jours de désert absolu préflop, il faut être une machine pour ne pas un peu élargir son jeu. D’autre part, la table de ces derniers jours n’était plus loose passive, mais plutôt loose agressive. J’ai donc du adapter mon jeu et ne suis pas encore revenu à ma tightitude de croisière. Cependant, ce n’est pas très grave, car même si je limp parfois en position avec des mains comme , je suis capable d’avoir des reads postflop sur mes adversaires, et peux minimiser les pertes facilement si je suis contre une over-flush.

Après ces 4 heures, j’en suis à ma troisième cave de 100, n’ayant rien trouvé. Et c’est dans la partie short-handed, lorsque nous somme 4 joueurs, que je vais enfin développer un jeu gagnant, qui combiné à de bonnes cartes, mènera au succès de ma session.

Devenu très agressif, et remonté en vols de blinds successifs et squeezes en positions que ce soit avec des mains marginales ou des poubelles, je remonte à 150, en jouant surtout contre le mauvais joueur de la table, celui qui était déjà le plus mauvais quand nous étions dix. Finalement, je call sa relance de 4 au hors position avec sur blinds 0.75-1.5. Il est au bouton et nous sommes 4. Le flop annonce . Je check. Il mise 7 et je relance à 16. Il me call et me dit :”T’as le 4?”. Je ne réponds pas et décide de la jouer très calme au turn pour le masquer justement. Turn: . Je check, il mise 15, je réfléchis et je call. Je le vois sur un As. Il a joué ses cartes depuis le début de la partie, beaucoup plus que les situations, et je sais que son influence est une question sincère. Il se demande vraiment si j’ai le 4. Ce n’est pas l’influence standard que ferait quelqu’un qui l’a lui-même. Il n’en est pas à ce degré-là. Bien sûr, suite à mon check-call au turn, il ne peut plus me voir sur un 4, et je suis près à déstacker les 95 euros restants de son tapis. River: . La seule main de sa range un peu dangereuse pour moi est maintenant A2, mais je ne le vois pas sur un kicker aussi faible, car lorsqu’il met 15 au turn, il sait que son kicker doit compter, pour me battre si j’ai un As éventuellement. Je reprends la main sur une mise très faible par rapport au pot dans l’espoir de provoquer de l’action, ou au minimum prendre de la valeur sur ma main, au cas où il aurait l’intention de checker la rivière avec son As, de peur que j’aie moi- même un simple 2 dans ma main qui donne quinte.  Je mise 28 dans ce pot qui doit en faire 65. Il me relance à tapis pour 67 euros supplémentaires et j’insta-call. Il avait . Il nous quitte et nous sommes 3. J’ai environ 320 devant moi.

Cette partie de short-handed à 3 se jouera avec Clément, un joueur qui débute mais qui n’est pas mauvais du tout pour son expérience, dans le sens où il peut faire de beaux folds, et de beaux calls. Je m’entends bien avec lui hors table. Je suis actuellement gagnant et monte mon stack à 380 dans le quart d’heure qui suit contre l’autre joueur que je ne connais pas. Vient ensuite s’asseoir un autre joueur qui ne jouera qu’une ou deux mains. Il a mis 30 ou 40 euros de cave. Et voici sa dernière main: Je trouve au bouton. Je mise 5 euros, le nouveau joueur me relance à 16 et Clément call les 16. Il reste 16 euros au premier, et 61 euros à Clément. Je pousse la boîte sans hésiter pour faire comprendre à Clément qu’il ferait mieux de s’en aller. Avec mon image, un all-in en 4-bet doit lui faire comprendre que ma main se situe dans le top 2 des mains de texas hold-em. Le premier joueur call son tapis, et Clément se lève en disant : “ok, faut bien qu’elle se termine cette partie”. Le premier a . Clément dévoile . Quelle rencontre préflop ! Dans l’iphone, le programme PokerCruncher me dira plus tard que je suis à 79% environ, contre 10.5% pour les deux autres. Et c’est Clément qui ramasse le pot en touchant 3 piques, avec le troisième pique à la rivière, un pique qui ne sera pas là pour m’enchanter, faisant redescendre mon tapis aux alentours de 300, et envoyant aux oubliettes mon bénéfice de la nuit. Clément a maintenant un tapis de 183. Je décide de jouer un jeu encore plus agressif, légèrement tilteux après ce coup, mais je reprends vite mes esprits, après digestion du bad beat, quelques minutes plus tard. Je remonte progressivement à 340 sans voir beaucoup de showdowns lorsque je trouve . Je défends ma blind face à la relance à 3 de Clément et call. Flop: . Pas mal le flop. Je mise 6 et Clément me min-raise à 12. Je call hors-position. Le turn apporte un magnifique qui me donne brelan, en plus de mon tirage couleur. Je check, et Clément check behind. La rivière est un bienvenu mais innatendu. Je me vois déjà devant avec mon brelan, face à un éventuel 8 chez Clément et n’ait pas forcément besoin du full. Je fais une petite mise par rapport au pot de 14 et Clément min-raise instantanément. Ce n’est pas une action fréquente chez lui, le minraise à la rivière. Je commence alors à soupçonner le brelan au flop. Son min-raise est si rapide qu’il devait être prévu depuis un certain temps, je ne peux pas expliquer pourquoi. Je ne le vois pas sur une quinte, puisqu’il ne l’aurait pas jouée gut-shot depuis le début. Il a minimum un 7. Mais lui n’a pas l’air d’avoir peur de s’exposer à une sur-relance de ma part. Je pense à une main comme 78 qui relance au flop mais slowplay au turn. Une main me dérange aussi, c’est 88, qui aurait pu être jouée comme ça également. Mais j’ai l’impression qu’avec full max, il n’aurait pas simplement minraise la rivière. Il aurait tenté de prendre un peu plus de valeur pour le cas où j’ai un 7. Quant à deux dix en main, même topo, il aurait pris un peu plus de temps à la rivière, pour réfléchir à la manière d’extraire le plus de valeur de sa main. Et en plus TT ne correspond pas vraiment à sa ligne de jeu. Je décide d’envoyer la boîte pour environ 110 euros supplémentaires. Clément se lève et me dit qu’il n’a pas le choix et doit payer. Il dévoile , pour brelan floppé et full touché au turn. Mauvaise rencontre! On discutera alors du fait qu’il est possible de passer un full des 2 face à un joueur comme moi, qui met rarement tapis en 3-bet à la rivière, sans les nuts ou un approchant nuts. Finalement, il ne bat qu’un brelan ici, avec lequel j’aurais rarement relancé. Plus tôt dans la partie, j’ai passé préflop, lorsque Clément a relancé à 25 sur ma mise de 5, payée par un joueur. Je lui ai alors demandé de me montrer la main, en échange de celles que je lui ai souvent montrées aussi. Il a dévoilà . Sur base de ceci et pas mal d’autres folds que j’ai déjà fait avec de grosses mains quelque soit la street, ainsi que des situations où j’ai juste call avec un gros jeu prudemment, il aurait pu se douter que j’ai un full. Il m’a d’ailleurs dit qu’il s’en doutait. Je ne vais pas dire que c’est un fold facile, mais je dirai qu’il est faisable. Pour ma part, j’aurais pu le faire sans trop de difficulté, face à un joueur dont je connais l’historique prudent.

Ma session se finira avec un net de +150 euros après 6 heures de jeu.

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