Namur et Bruxelles, 2 villes rentables

Namur et Bruxelles, 23 mars 2011.

Avec Marian*, on décide de faire une après-midi namuroise. On se met en route rapidement et on arrive vers 16h30.

Pompe Esso vers Namur


Une table 2-2, moitié hold’em, moitié omaha hi est en cours, mais il n’y a pas de place, à mon regret. Une nouvelle table s’ouvre, exclusivement hold’em, à laquelle je prends place, et les gens quittent l’autre table pour venir à celle-ci. Le jeu est très passif, lose préflop et la lecture postflop très facile. Je décide de m’offrir plus de limps à 2 euros avec des mains marginales, en position néanmoins. Après 3 heures de jeu, un gars que je connais du Zenith, relance à 10 depuis le SB, suite au limp de plusieurs personnes dont moi, qui suis au bouton avec . 2 personnes payent et je call également les 8 euros qui complètent mon limp. Le pot contient un peu plus de 40 euros.  Flop: . N’est-ce pas magnifique? Notre ami qui avait misé 10 euros mise tout son tapis 132 euros. Que demande le peuple. Les deux suivants passent. Il a forcément une pocket pair énorme ici. Le moindre tirage l’effraye et là, il y a deux carreaux. Mais ce qui est comique ici, c’est que seul le 4 paye. En effet, il chasse souvent les carreaux en jouant comme ça. Il le dit souvent lui-même : “je préfère mettre all-in pour ne pas me casser la tête après” ;).  Je call instantanément et on se montre nos cartes. Il a . Turn: . River: . Il crie à la malchance et je confirme que c’est malchanceux. Mais j’ai plutôt tendance à penser que la vraie malchance ici, elle est chez moi. Pourquoi n’a-t-il pas 250 au tapis 🙂 ? J’ai tendance à penser que pour lui, la taille du pot (40 euros) et la taille de sa mise au flop ne doivent pas forcément être très corrélées. Avec 250 euros au tapis , il serait encore capable de faire all-in ici. Ce move est typique des débutants qui ne supportent pas qu’un jeu qui était très fort au tour précédent (préflop) le devienne moins au tour suivant. Ici, au flop, il se sent encore devant, car il voit rarement un 4 payer 10 euros préflop. Mais il ne veut pour rien au monde que sa main soit battue au turn par un éventuel carreau, ou un As. C’est ce que j’appelle la non acceptation d’être devant et de passer derrière. Et elle m’est tellement profitable quand un joueur en est atteint que je trouve ces situations “magiques”. Cette session de cash game se termine et je finis avec un net de +326 euros

Marian* et moi allons manger une salade (oui, fini les pâtes et les frites, le régime est lancé). Nous nous inscrivons au tournoi 40+1Rebuy+1Add-on et le commençons avec une demi-heure de retard. 60 joueurs au départ. Tapis de départ : 2500. Arrivé avec 6900 jetons en fin de période rebuy, je n’aurai donc pris que l’add-on pour passer à 11.900. Au total, 70 euros auront été investis dans ce tournoi.

Voici un coup que je trouve intéressant à relater. Il se passe avant la fin de la période de rebuys. J’ai au bouton. Les blinds sont de 100-200 et un gars UTG+1 ouvre à 800. Un joueur call. J’ai environ 4200 au tapis, en position et en période où la survie n’est pas si importante qu’en freezout, puisque j’ai encore droit à un rebuy.  Je call pour aviser au flop en fonction des mises des adversaires. Mon call est audacieux vu l’ouverture à 4 BB d’un joueur tight en early, et je suis prêt à dire qu’il est même un peu incorrect car il représente quand-même une trop grosse portion de mon tapis. L’action dont je parle ici m’intéresse plus postflop.

Flop: . Le pot actuel est de 2500. L’ouvreur préflop mise 1400 sur ce flop et le joueur suivant passe. Il lui reste 1500 derrière, mais si je perds son tapis, il ne me reste plus grand chose et je suis donc condamné à prendre l’ultime rebuy. Je réfléchis alors en faisant le calcul que voici: il est déjà évident que le call est scabreux ici pour une raison simple. Le call veut dire “fold equity nulle”. D’autre part, je n’ai pas la cote pour tirer en une carte ma suite ouverte. 8 outs sur 45 cartes me donnent un peu moins d’une chance sur 6 de toucher immédiatement un jeu qui me donne très souvent gagnant. Or 1400 sur un pot de 2500 + 1400 + mes 1400 représente plus d’un quart du pot et non pas moins d’un 6e. Bien sûr, il reste les 3 As que l’on peut aussi compter dans mes outs ici, sauf que je mets des mains comme AQ et AK fortement dans sa range. Et même si je peux compter les As, j’en suis toujours à 11 cartes sur 45, envrion 24%, soit moins des 26.4% requis pour que le call soit correct si les 11 outs sont certainement bons. Il y a aussi les trois 5, qui sont des outs contre des mains comme AQ et AK. En gros, j’ai finalement 11 outs ici, car s’il a une overpair, mes 3 outs supplémentaires sont les As, et s’il a AQ, AK ou AJ, mes 3 outs sont les 5. Dans le calcul qui dit que 11 outs ne sont pas suffisants pour un call, je n’ai pas tenu compte de la cote implicite. Si ma quinte rentre au turn, peut-être que je peux lui prendre ses 1500 jetons restants à la rivière, mais ce n’est pas sûr. S’il a AQ, AK ou AJ, il ne faut pas trop compter dessus d’une part et s’il a une pair, il n’est pas garanti que je les obtienne non plus, même si ça devient quand-même assez probable. Le problème ici est que l’effet de cote implicite est contrebalancé par le fait que si le 5 sort au turn et que tout l’argent du tapis effectif n’est pas encore investi, comment pourrais-je savoir au turn que c’est ma carte gagnante? Je ne me vois plus investir 1500 jetons avec juste un 5 sur un board 3465. Et même si ce peu de cote implicite rend le call correct malgré tout, il ne me plait guère. Je privilégie une action plus agressive si elle est équivalente en terme d’EV, car j’aime avoir de la fold equity, surtout en tournoi.  Penchons nous sur la mise à tapis…

Pour moi, la range du gars contient une overpair à ce flop ou des mains comme AJs+ et AQo+. Seulement, son cbet très petit par rapport au pot (56%) me laisse penser qu’il est plus souvent sur deux grosses cartes différentes (AK, AQ, AJ) et qu’il pense que sa mise n’a pas besoin d’être énorme pour nous chasser sur ce flop rarement rencontré par des gens qui payent 4 BB avant le flop. J’estime la probabilité qu’il n’aie pas d’overpair à 60%, vu son petit cbet. Pour 40 euros on reçoit 2500 jetons. Je pense que les 1500 jetons qui lui restent ont de la valeur pour lui, vu le profil de ce joueur, et qu’il peut choisir de les économiser s’il n’a pas de pair en main, mais bien deux grosses cartes. Bien sûr, ce n’est pas certain et il peut décider de payer commited malgré tout. J’estime à 60% la probabilité de le faire passer s’il a ce genre de cartes. Ces pourcentages sont des approximations de mes intuitions au moment du coup, mais ils permettent d’évaluer plus facilement si le move est correct mathématiquement.  Pour les  40% de cas où il aurait une overpair, ma fold equity est évidemment nulle et je ne peux compter dessus. Cependant, s’il a une overpair, ce sont moins souvent les As puisque j’en ai un et donc mon As comporte 3 outs non négligeables qui portent à 11 le nombre de mes outs.

Trève de blabla, voyons mon équité avec mon contre une range 77+. Je ne peux inclure les brelans dans sa range car en début de parole, une si petite pocket pair met rarement 4 BB préflop, d’après ce que j’ai vu de ce joueur, assez tight depuis le début. Donc avec contre sa range éventuelle d’overpair, je suis tout-à-fait bien, à 42.3%. Pourquoi ai-je séparé la range 77+ et la range AJs+, AQo+. Simplement parce que la première range ne me donne aucune fold equity, tandis que la deuxième m’en donne une. Contre la range AJs, AQo+, je suis à 44.8% (marrant non? Je suis mieux contre AJ, AQ, AK que contre une overpair, alors que dans les deux cas, j’ai 11 outs. C’est dû entre autres au fait qu’avec 77, il peut faire quinte même si je touche un As, l’un de mes outs). Et lorsque je mixe les deux ranges ensemble,  je suis à 43.1%, ce qui veut dire que même s’il met tapis 2900 au flop, j’ai largement la cote pour le payer. Donc, sachant tout ça, et sachant que mieux encore, en cas de AJs+ ou AQo+ dans sa range, j’ai aussi de la fold equity, comment envisager autre chose qu’un all-in de ma part ici.

Ah5h vs range 77+

Ah5h vs range AJs et AQo

Pour faire le calcul précisément et selon les estimations précédentes de probabilités, si je fold, je conserve l’intégralité des 2900 jetons que je ne mise pas. Mon expective value (EV) est donc égale à 0.

Si je pousse, voici les différents cas qui se présentent :

  • 60% du temps (cas où il a deux grosses cartes selon mon estimation), il passe 60% du temps (cas où il passe s’il a deux grosses cartes) et donc 36% (60% fois 60%) du temps, je récupère le pot actuel de 2500 + 1400 = 3900 que j’ajoute à mon tapis.
  • 60% du temps (cas où il a deux grosses cartes selon mon estimation), il call 40% du temps (cas où il décide de payer commited) et mon equité contre son gros As est de 44.8%. Je gagne donc 44.8% du temps 2500 + 1400 + 1500 = 5400 (bénéfice net si je gagne)  et 55.2% du temps (complément), je perds mes 2900 jetons (perte nette si je perds). Donc mon EV ici est de 0.448*(5400) – 0.552*(2900)= 818,4
  • 40% du temps il a une overpair et call 100% du temps dans ce cas. Mon equité est de 42.3%. Le calcul de l’EV devient  0.423*(5400) – 0.577*(2900)= 610.9

Au total, EV = 0.6*0.6*3900 + 0.6*0.4*818.4 +0.4*610.9 = 1845 jetons gagnés sur le long terme en cas de all-in. En cas de fold, 0 jetons sont gagnés. Et admettons que la fold equity soit complètement nulle, je reste avec une EV, en cas de push, de 0.431 (ma main contre toutes la range adverse possible) * 5400 – 0.569 (complément) * 2900 = 677 jetons de gagnés sur le long terme.

Je pousse mon tapis et il me call avec . Turn: , River: , je fais quinte et il est déstacké. Bien sûr il hurle au bad beat et plusieurs gars font des remarques sur ma façon de jouer, mais s’il y a bien une chose que j’ai acquise, c’est d’enfin me moquer de ce que les poissons pensent de mes moves.

Passons au coup suivant: je suis BB avec . Je viens d’arriver à une nouvelle table. Les blinds sont de 600-1200 avec ante de 100 et j’ai environ 20.000 au tapis, 30 minutes après l’add-on. 3 personnes limpent sur ma blind et je check. Le pot contient 5800. Flop: . Je check et les 3 suivants font pareil. Turn: . Je check, et les 3 suivants font de même. Mais en les observant, je ne sens personne s’embusquer avec un gros coeur. Selon le profil des joueurs, un très gros coeur mise quelques jetons ici. Peut-être ne mise-t-il pas, mais d’après leur tête à tous les trois, ils ne semblent pas avoir l’As de coeur. Turn : . Rapidement, je mise 5000, premier de parole. Le premier passe, le second passe et le troisième hésite un peu et passe en montrant un . Je show la main parce que le bluff est mignon. A partir de ce moment, conscient de ma nouvelle image, la prochaine grosse mise de ma part a moins de chances d’être un bluff.

Marian* est devenu un très bon pote depuis que je l’ai rencontré au Zénith, l’été passé. Il ne jouait pas au poker depuis longtemps (6 mois) et depuis ce temps-là, j’ai pris plaisir à parler de poker avec lui. Il joue ce tournoi avec moi. A la dernière pause, voyant son joli tapis, je lui propose un swap de 10% qu’il accepte et lui donne quelques conseils, dont un servira dès la première main. Je ne vais pas m’attarder dessus pour l’instant. Au final, il finit premier et moi troisième, suite à un deal. J’empoche 495 euros et lui 823, ce qui me fait un retour net (déduction faite des 70 euros investis)  lorsqu’on ajoute 10% de la différence entre nos gains de +458 euros. Le deal a été fait à l’ICM avec mon iphone comme à l’habitude. Je l’ai moi-même proposé pour une raison très simple. Je n’avais plus envie de jouer à cause d’un événement qui venait de se produire avec Marian*.

Eh oui, je dois le relater car cela fait partie de ma vie de joueur de poker. Alors qu’à la pause Marian* et moi faisions certains pactes de non agression, j’ai été très déçu de voir que Marian* a, attiré par cette victoire inespérée, profité de l’un de ces pactes pour me prendre des jetons. Toutes les excuses sont bonnes, mais aucune ne me convient. A la pause, Marian* et moi nous étions mis d’accord sur l’attaque de la blind de l’autre. Si l’un de nous deux était BB et que l’autre avait une main légitime, il pouvait relancer pour la voler, et éviter ainsi qu’un autre le fasse. Si celui de nous deux qui était au BB avait une main énorme (AQ+, JJ+), il pouvait alors lui revenir dessus à tapis. De cette façon, nous pouvions arriver à une confrontation à tapis malgré tout, mais beaucoup moins souvent, puisque lui avait une info sur ma main (elle était bonne) et moi, je savais que la sienne était énorme. Je ne suis pas friand de faire ce genre de deals qui freinent le jeu, mais soit, nous l’avions fait pour éviter de nous rentrer dedans. Je trouve en middle position en table finale lorsque nous sommes 7. J’ai 65.000 devant moi, et Marian* est BB pour 6000. Le pot contient 10 antes de 500 et 3000 + 6000 pour le SB et le BB, soit 14.000 en tout. J’ouvre à 15.000, pour éviter que le Cut off ou le bouton ne s’en charge. Tout le monde passe. Marian* réfléchit. Il m’envoie son tapis 75.000. Vu son hésitation, je crois détecter qu’il romp notre deal, alléché par les 1350 euros de la victoire. Mais je ne peux en être sûr. Même si je m’en doute, je n’ai pas envie de jouer mon tournoi ici contre lui. Pourquoi l’un de nous deux devrait-il sauter alors que nous sommes 7. Il sait que je vais passer. Sa relance a tapis est censée signifier qu’il est énorme. Je passe, et il muck ses cartes. Je lui demande de les montrer mais il ne le fait pas. Je comprends donc que la deuxième solution était la bonne: il a profité de notre pacte pour m’arracher ce pot.  Après le coup, je lui demande pourquoi il n’a pas montré ses cartes. Il me répond que j’aurais été fâché. Fâché n’est pas le mot, je dirais plutôt déçu. Finalement,  il m’avouera plus tard, et je le crois, qu’il avait . Mieux encore, il se vantera fièrement au téléphone le surlendemain à propos du fait qu’au moment de dire all-in, il n’a même pas poussé ses jetons dans le pot, déjà près à embarquer le tout, suite à mon fold hautement probable. Il ne comprend pas qu’il s’enfonce et que je ne prends pas cet incident à la rigolade.

Depuis des mois, je coach Marian* de manière philanthropique, par pure sympathie. Il m’a avoué quelques jours plus tôt qu’il a appris pas mal et perd beaucoup moins qu’avant grâce à cela. Je le crois et le constate. S’il finit premier de ce tournoi, ce n’est sans doute pas l’unique fruit du hasard non plus. Marian* lit ce blog et sait très bien ce que je pense de ce coup. Malgré une journée très profitable, je n’ai parlé que de ce coup sur le retour, perdant un peu la joie de mes gains. Le problème est que ce n’est pas la première fois. C’est arrivé au Viage à Bruxelles,  la semaine précédente, où malgré un pacte, Marian* s’est approprié un pot, profitant à nouveau du fait que je ne le croirais pas voleur à ce moment. Bien sûr, il y avait un troisième luron dans le coup, mais même, la situation était telle qu’il ne devait pas le voler, tout comme je ne lui ai pas volé un pot à Valkenburg, sachant également qu’il allait passer si je le faisais. Il m’a rendu les 20 euros que j’avais investi au flop, car j’étais vraiment furieux. Ca a atténué ma colère. Pour moi, on peut jouer l’un contre l’autre sans pacte aucun. Mais si l’on en fait, on les respecte. Je ne crois pas que Marian* y gagnerait sur le long terme avec moi, sans pactes entre nous et il le sait. Alors pourquoi ne les respecte-t-il pas. Stupide ou avide? Il n’est pas stupide, j’en conclus donc qu’il est avide et ne réfléchit pas “long terme”.  Deux choses sont claires à présent : les pactes ou deals en tout genre n’existent plus entre lui et moi à partir de maintenant. Aussi, le coaching se fera de plus en plus rare, pour ainsi dire presque absent. Mon père a un dicton que j’adore : “La confiance, c’est comme une allumette, ça ne brûle qu’une fois”. Il faut croire que sur mes allumettes, il y a du souffre des deux côtés. Je laisse une seconde chance. Mais le proverbe “jamais deux sans trois” ne sera pas d’application ici. Je reste bon pote avec Marian*, mais je sais que l’argent peut rendre cette relation fragile…

Après le tournoi, nous sommes retournés à Bruxelles, pour jouer au Viage, jusqu’à la fermeture des tables de poker. J’y ai terminé la session avec +426 euros supplémentaires à la 2-2, finissant la journée avec un net de +1210 euros au total. (Lorsqu’une somme est en italique, gras et noir, c’est parce que cette somme répète des résultats déjà relatés en vert ou en rouge. Ici, c’est la somme des trois résultats verts.) Je parlerai de ce Viage dans mon prochain post, le mixant avec le Viage du lendemain.

A bientôt et merci d’avoir lu jusqu’au bout.

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One Response to Namur et Bruxelles, 2 villes rentables

  1. Cindy says:

    Salut John,

    Un peu de retard sur la riposte promise. J’espère que tu accepteras mes excuses.

    Je suis très contente de voir que tu continues à nous faire partager ta passion au travers de billets aussi enrichissants qu’agréables à lire.

    Tes posts sont EV+++ pour moi.

    Concernant le tracker, je ne me suis toujours pas décidée à l’utiliser. C’est un sujet qui serait plaisant de développer avec toi. Je ne doute pas qu’on se croisera à nouveau bientôt. Ma passion pour ce jeu ne faisant que croître, il est fort à parier qu’on se retrouvera autour d’un tapis vert très prochainement.

    I you don’t mind, j’ai une ou deux petites questions techniques sur lesquelles ton avis serait le bienvenu. Je t’envoi un MP dans les jours qui suivent.

    Je te souhaite une excellente semaine…

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