Belgian Open Championship of Poker (Main Event Day 2B)

Namur, 14 octobre 2010

BOCP Main event day 2:

Photo de Da Vitshe (David Vanderheyden)

Ce day 2 du BOCP ne fera pas partie des journées les plus mémorables que j’ai pu avoir au poker. Arrivé avec 5 minutes de retard à la table, j’ai juste le temps de sauver ma première BB de 500. J’arrive UTG+2 et j’ai 19.200 de tapis. Je n’ai payé que 4 antes pendant mon absence. Finalement, je perds quand-même la BB, ainsi que la SB, n’ayant pas envie de défendre avec des poubelles. Un gars ouvre au CO à 1300 sur les blinds 250-500, ante 50. Je décide de suivre au bouton avec .  Le Flop est . Je trouve ce flop très sympa pour moi et sans doute très rarement rencontré par mon adversaire. Il fait un Cbet que je trouve light, à 1700 dans ce pot de 3350. Je relance à 4200, pensant avoir énormément de fold equity. Il a deux fois mon tapis et doit quand-même se dire que je ne fais pas ça avec rien. Etonnement, il call, mais je me demande bien avec quoi. Peut-être les trèfles, peut-être deux overcards. Turn: . N’était-ce pas là, la pire carte possible et imaginable? Il check et j’en fais autant. Il va de soi que mon raise au flop sur son Cbet, en plus de me donner de la fold equity, m’offre aussi souvent une carte gratuite supplémentaire pour voir un 6 ou un 4. Evidemment, une mise au turn serait complètement incensée, vu que s’il n’a rien au flop et tire quelque chose, cet as de trèfle lui a souvent donné ce quelque chose, peut-être suis-je déjà drawing dead. Pour moi, le coup est déjà terminé. River: . Il reprend la main et mise 4900. Je fold et me retrouve avec un tapis de 13.500. Bien sûr, avec un 4 ou un 6 à la rivière, j’aurais sans doute payé son petit value bet, enfin, c’est pas certain avec un 6.

Il y a un short stack à la table, et je le savais depuis la veille en regardant la liste des tables sur internet. Il se trouve deux sièges à ma gauche. Je tablais un peu sur lui pour me réapprovisionner sans risquer mon tournoi, mais n’ai jamais trouvé un spot.

Ma table casse et je suis déplacé à la table de Davidi. Un siège à sa gauche, il y a Ronan Monfort. La veille sur Facebook, même sans être son ami, j’avais aperçu son statut : “Beau travail de grind contre les Belges dans cette première journée”. Je ne pense pas qu’il faille le prendre de manière vexante, car il ne sous-entend pas que les Belges sont mauvais, mais veut juste dire qu’il a grindé chez les Belges. Je me dis alors : “tiens, peut-être que le fait d’être déplacé à sa table est un signe et que je pourrai écrire dans mon statut le soir : “je récupère à Ronan, ce qu’il a pris à mes compatriotes belges”. Mais le spot n’arrivera jamais. Avec mon faible tapis de 13k, et toujours sur les blinds 250-500, je trouve au bouton. Davidi ouvre le pot en middle position à 1200. Ronan paye sa relance. Situé juste après, j’ai la cote et de justesse, la profondeur de tapis pour faire du set mining. Je call également les 1200, les blinds passent  et nous voyons le flop à 3. Flop: . Je suis prêt à shove, face à un Cbet de Davidi sur ce flop où une seule carte est dangereuse. Seulement, il faut que Ronan passe pour cela. Davidi Cbet à 2200. Ronan le call. A ce moment-là, je n’ai que deux options possibles : 1. fold, la plus sage selon moi. 2. push: je ne l’ai même pas envisagée car il faudrait que d’une part le Cbet de Davidi soit un Cbet avec rien, et que d’autre part, Ronan ne soit pas en train de slowplay un brelan, ou même une dame. Peut-être a-t-il une pocket pair supérieure à la mienne et inférieure à la dame. Seuls les cœurs dans sa main donneraient de la fold equity à ma main, ou cette fameuse pocket pair. Mais elle est peu probable. Je ne le vois pas call le Cbet de Davidi avec un joueur short derrière s’il a seulement 77 ou 88. Il aura plus souvent 33, 44 ou AQ. Je fold et mon tapis fond encore et encore. Le Turn est la et Davidi check. Ronan reprend alors la main et mise quelque chose comme 3000. Je me demande bien ce qu’il avait. Sans doute la dame. Les cœurs sont bien sûr exclus maintenant, car avec un tirage en position, et un pot déjà assez beau, il ne risque pas de se faire check-raise ici s’il a les cœurs. Peut-être a t-il le full et essaye, avec son brelan floppé, d’extraire de la valeur aux éventuels cœurs chez Davidi, ou a son éventuelle dame.  Peut-être a-t-il une dame, mais alors pas avec un As, car il aurait raise Davidi au flop je pense. Un QKs n’est pas impossible.

Plus tard, je trouve au hijack. Je mise 1500, sur les blinds qui sont passées à 300-600. Le BB, qui a l’air d’aimer sa main au moment où il la regarde a un énorme tapis. Il prend une pile de jetons et me relance à 5500. J’ai 10.000 derrière environ, et ne peux pas call si ce n’est pas pour envoyer le reste. C’est donc push ou fold. Seulement, je trouve sa relance énorme et dissuasive.  J’ai l’impression d’être souvent face à une pair supérieure à la mienne. Peut-être que le bon move ici est de jouer mon tapis. Mais s’il avait fait  une relance à 3500, je n’aurais pas hésité. Là, 5500 veut quand-même dire quelque chose. Il  peut avoir AK, et dans ce cas, c’est le coin flip, mais dans les cas de pairs supérieures, c’est le 19-81. Je ne suis pas à 50% contre sa range, je ne veux pas risquer mon tournoi ici. Je passe et me voilà encore affaibli. Après un tour, j’ai 9k et le BB m’arrive dessus pour 600. Je suis prêt à défendre ma blind si je trouve une main qui ressemble à quelque chose, même un As avec un kicker pas trop exécrable. C’est ce qui se produit. Seulement, je fais une erreur. Je suis tellement sur la défensive par rapport à ma blind que je ne prends pas le temps de réfléchir plus. Un gars qui ne bougeait pas trop, une serrure comme dira Davidi plus tard, lui qui jouait avec lui depuis plus d’une heure quand je suis arrivé, ouvre à 1300 UTG+2 pour 2.2 fois le BB. Je sais que ce gars doit avoir quelque chose en main. Je sais aussi qu’il ouvre trop tôt pour que je puisse riposter avec une mauvaise main. Mais je découvre . Juste avant, je m’étais dit : “maintenant, c’est fini, si j’ai un As, personne ne volera ma blind sans devoir jouer pour mon tapis”. Je jette un rapide coup d’œil sur le tapis du gars. Il doit avoir 25k. Je me dis que 9k donnent quand-même pas mal de fold equity à mon move si le gars n’est pas dans la range TT+, AQ+. Même AQ pourrait envisager de passer ici, vu que ce joueur n’a pas l’air trop mauvais. J’estime avoir de la fold equity donc, mais sais que si je suis payé, je serai loin derrière, souvent entre 25 et 30%. J’envoie mon tapis. Le gars réfléchit pendant 1 minute, reprend le temps de compter son tapis. Ca montre bien que 8k supplémentaires sont une somme non négligeable pour lui. Mais il call avec , le board ne m’aide pas et je suis dehors du tournoi, malgré le fait qu’après le flop, Davidi me dise “tu vas chater river”. Je m’en veux immédiatement. Je m’y attendais à ce call. Je n’avais pas assez de fold equity. J’aurais du réfléchir plus et agir moins sous l’effet de l’impulsion. Un gars serré qui ouvre si tôt est souvent dans la range TT+, AQ+. J’ai même un peu honte sur le moment et j’ai envie de me justifier auprès de Davidi en disant que j’ai fait une grosse erreur et que le gars était trop tôt pour que je défende comme ça. Je lui dis: “C’était limite comme move, pas vrai?” et il confirme. Plus tard, en discutant avec Eric Sagne, Team Manager de la Team  Partouche, on arrivera à la conclusion que c’est un peu un coin flip si on combine la fold equity et mon equité à l’abattage des jeux préflop. Mais bon, je suis d’avis que c’était quand-même évitable, car je crois que la fold equity est encore trop faible dans ce spot pour amener la multiplication des probabilités au coin flip. Cependant, on ne peut pas parler d’une erreur monumentale. Davidi me dira aussi que c’est pas trop mauvais et que j’ai le droit de chater aussi de temps en temps… Alors pourquoi je chate pas bordel 🙂

Side event 210 € freezout:

Directement après mon élimination, je découvre que je peux m’inscrire au side event à 210 euros freezout, qui n’a commencé que depuis une heure, ce que je m’empresse de faire. J’arrive à une table, et je sympathise assez rapidement avec mon voisin de gauche. On s’entend rapidement bien, et je vois vite à son vocabulaire de poker et sa façon de jouer que c’est un bon joueur français, expérimenté. Je lui demande comment il s’appelle : Eric Sagne. Il me dit que, comme je viens de me faire sortir, je ne vais pas pouvoir jouer ce tournoi très sérieusement quelques minutes après. En règle générale, il a raison, je n’étais pas dans mon meilleur élément, et ce n’est pas idéal de recommencer un tournoi aussi vite. Mais je ne tilte pas, et reprends vite mes émotions. Même si mon tapis chute de 10.000 à 3500 dans la première heure, je remonterai à 8800, suite à l’un ou l’autre vol et Cbet non payé. Je pense même que je gagnerai un ou deux pots au showdown. Je ne me souviens que très peu des coups de ce tournoi, car je m’amusais bien à côté d’Eric. D’ailleurs, et ça m’a fait plaisir, on se montrait nos cartes à tous les coups, lorsque l’autre était foldé. C’était un peu une façon de se montrer chacun nos réflexions pokeristiques. Cette confiance mutuelle, gagnée rapidement était aussi synonyme d’une envie de ne pas essayer de prendre des jetons à l’autre, sauf si la rencontre de gros jeux le suggérait. On avait plus pour cible quelques poissons de la table, dont un regular de Namur qui était une vraie calling station preflop et qui avait la position sur nous. Lorsque Eric a push en 3-bet avec , je me souviens que notre poisson Namurois a passé après une grosse réflexion. Eric a pris le pot préflop si je me souviens bien et le gars en a sorti une bien belle, comme j’ai l’habitude d’en entendre si souvent à Namur : “Si ça avait été pareillé, j’aurais payé”. Eric se répète la phrase à demi-voix, en essayant de comprendre s’il est possible que le niveau soit si faible ici. En effet, contre AKo préflop, AJo est à 26% tandis que AJs est à 30%. Pour 4% supplémentaires, le gars risquera donc son tournoi, outsider malgré tout. Bien sûr il n’en sait rien que c’est 4%, mais ça démontre à quel point le level est faible et Eric dit qu’il doit arrêter de s’obstiner à expliquer aux poissons les stratégies gagnantes. Je le comprends. J’ai passé une étape dans ce domaine, mais ça m’a pris longtemps. J’avais un gros problème avec ça avant, et il n’est pas encore entièrement résolu. Mais maintenant, je ne contredis plus les fishs : “ils ont raison”. Pourquoi essayer de convaincre quelqu’un de quelque chose qu’il n’est pas à même de comprendre, à cause de son manque d’esprit analytique. Il faut accepter que les gens n’ont pas cet esprit, que chacun est différent, et qu’ils ont sûrement d’autres qualités. C’est très dur, mais c’est un cheminement personnel, une sagesse à acquérir, surtout au poker. S’énerver parce qu’un gars ne comprend pas l’ABC est une dépense d’énergie inutile. Le long terme parle tout seul, pourquoi ne pas les laisser croire qu’ils ont raison.

Je suis déplacé de la table, et quand-même un peu déçu car l’entente avec Eric était vraiment bonne, et je sentais même que j’avais des choses à apprendre de son style de jeu évolué, surtout qu’on discutait après chaque coup des raisons de nos actions, et des façons plus optimales encore d’en jouer certaines. Pour la petite info, Eric n’est autre que le Team Manager de la team pro Partouche Poker. J’arrive à une table, et joue deux mains, juste avant la pause. Avec 8500 au tapis je trouve UTG+2.  Je relance à 1500, sur des blinds 300-600. Je suis relancé à tapis par un gars en middle position. Tout le monde passe, et je réfléchis pendant 30 secondes, sachant très bien, dès le premier quart de seconde, que je vais passer. Je retourne alors mon jeu et dis : “non je sais que je suis devant, mais je ne peux pas”. J’ai fais le comique, et en même temps, j’ai montré que j’étais capable d’ouvrir light. Je me suis créé une mauvaise image à la table. Je dois doubler mon tapis rapidement avec la moitié de la moyenne. Conscient de mon image à partir de ces instants bien sûr, je ne ferai plus rien de light aussi short stack, mais je n’aurai plus de crédit et pourrai peut-être faire payer plus souvent une bonne main pour doubler mon tapis. Après la pause et quelques mains, mon tapis est repassé à 8800. Ensuite, je suis au Big Blind avec . Le gars au cut off, ouvre sans arrêt sur pot non relancé et non limpé, avec son tapis de 30k. Là, il fait 1700 et je suis BB pour 600. Le bouton et le SB passent, je shove pour mes 8200 jetons restants. S’il passe, j’ajoute à mon tapis sa mise, la SB et les ante, et monte à 11,3k sans showdown, c’est bien, s’il call c’est bien aussi. Je n’ai pas de préférence vraiment. Je suis environ à 60% devant une main qui n’est pas une pair et où ses deux cartes sont différentes des miennes. Sa range est énorme. Je suis très souvent devant lui. Il me dit alors : “je vais vous faire une horreur”. Je réponds : “mais faites seulement, ça ne me pose pas de problème”. Il hésite et call finalement avec . Je ne suis pas mécontent de voir sa main. Je suis encore plus favori que je ne le pensais puisqu’on a une carte en commun. J’ai 73,1% de chances de gagner ce coup. Bien sûr, ces pourcentages précis que je cite ne sont que des vérifications par après sur mon iphone, même si je les connais approximativement (favori entre 72 et 75%). Flop : . Une dame n’est pas vraiment une bonne carte pour lui à ce stade, il a besoin du 9. Je suis maintenant à 87.8%, cool, on va sans doute doubler. Turn: . River: . C’est ce qu’on appelle une claque, suivie d’un retour de claque sur l’autre joue. “Bien joué”. Je sors du tournoi en parlant un peu aux oiseaux. Au dinner break, je retrouve le joueur qui m’a call avec 9To. Il me dit : “Je vous avais vu relancer avec , donc je ne vous croyais plus”. Cool, j’avais bien obtenu ce que je voulais en montrant cette main avant la pause. Après m’être renseigné un peu, j’ai dévouvert que ce joueur avait gagné un très gros tournoi récemment, et avait fait d’autres TF peu après, mais je ne dévoilerai pas son identité. En plus, il est sponsorisé, ce qui fait de lui à mes yeux, quelqu’un qui doit sans doute maîtriser le sujet.  Mais comme tout ce que j’ai pu voir de lui était ce coup en particulier, j’aimerais l’analyser un peu d’un point de vue mathématique. Il y a dans ce pot, au moment de sa décision, 1700(sa mise) + 300 (SB) + 450 (9 antes de 50) + 8800 (mon tapis), soit 11.250. Je lui demande 7100 de plus que sa mise. En gros, il doit ajouter 38.7% du pot final (7100/(7100+11250)). Si je n’ai pas d’image et suis un joueur “normal” pour lui, je push ici avec n’importe quelle pair, un Axs, ou un AT+. Ajoutons encore KQ et KQs pour élargir vraiment au maximum la range du joueur moyen qui doit agir sous la pression des blinds. Contre cette range de mains, son 9To est à 36.6%. Maintenant, admettons que je sois, comme ce qu’il pense de moi, capable de faire un all-in assez light sur sa relance, puisque je n’ai plus de crédit pour lui. On est d’accord que j’ai quand-même dans ma range une pair, n’importe quel as, n’importe quel roi, et n’importe quel broadway (c’est le plus light que j’ai trouvé). On ne peut pas mettre des mains comme 72 ou 83 dans ma range sur ce spot, même si je suis le joueur le plus maniaque qui soit. Eh bien contre cette range ultra light que je cite ci-dessus, il n’est encore qu’à 38.6% avec son 9To, ce qui rend le call even en terme d’EV sur le long terme. Allez, disons que je sois encore plus maniaque que ça, ajoutons à ma range tous les suited connectors imaginables, et même, pour être encore plus large, les suited connectors à un trou, comme ça, pour lui faire plaisir, j’inclus le fameux .  Il passe à 40.1%. Dans ce cas-là uniquement, son call est EV+ sur le long terme. En conclusion, son call n’était pas si mauvais que je le pensais au moment du tournoi. C’est juste un call even sur le long terme, ce qui signifie que le fold est une action équivalente en terme d’expective value.

Sattelite pour le side event à 1050 € (110€+R+A) :

A la période d’add-on, j’apprends qu’il n’y a presque pas eu de rebuys. Pour 110+100, je pourrais jouer ce tournoi en freezout avec un tapis proche du tapis moyen, puisque la cave initiale n’est descendue que de 2500 à 2150 si je reprends maintenant. L’add-on est de 5000, et je peux donc commencer à 7150. Je décide de m’inscrire et débourse 210 euros. J’aimerais bien jouer le 1050 le lendemain, et s’il y a un ticket pour 1 personne sur 5 ou 6, pourquoi pas le tenter.

Je vais énumérer l’intégralité des mains que j’ai jouées dans ce tournoi, car j’ai une bonne mémoire et que je peux toutes les citer 😉 …

Première main, je trouve au SB. Au BB, il y a un pote qui m’a justement proposé de m’inscrire au tournoi. Tout le monde fold jusqu’à moi, et je fold aussi, il a un walk.

Deuxième main, je trouve au bouton. Les blinds sont déjà 100-200. Un gars limp UTG+1, suivi d’un autre UTG+2. Je décide de voler le tout en misant 1000 au bouton. Je prends ma fold equity, et si je suis payé, pas grave, j’ai quand-même une main en position. Je suis payé par le premier limpeur et le second passe. Flop: . C’est drôle, si j’avais pu choisir un flop, je crois que j’aurais pris celui-là, précisément, tellement il est beau, rainbow, sans tirages quintes, avec juste une overcard. Le gars check, et je décide de ne pas chasser mon client, car s’il n’a pas touché une dame, je ne vois pas bien comment il pourrait rester dans ce coup. Je check aussi. Turn: . Excellent ce turn, encore une carte qui pourrait toucher la range de mon adversaire, avec en plus des tirages couleur et quinte. Il check. Il est temps de commencer à faire grimper ce pot. Je mise 1700, en prenant bien soin de ne pas être sûr de moi et faire mine d’essayer d’arracher un pot qui ne m’est normalement pas destiné. Le joueur me relance à 4000. C’est le rêve, il se commit avec les 3000 qui restent dans son tapis après. Je vais doubler, quel pied. Dans un acting de réflexion et de désespoir, je pousse, semblant presque dégouté de mon move, le reste de mes jetons, près à quitter le bateau, suite à un soi-disant gambling compulsif de ma part. Il me call instantanément. Je retourne mes septs, non mécontent de la manière dont je les ai planqués derrière tant de show et de cinéma hollywoodien. Il retourne et c’est la claque, la baffe, le coup de pied, l’enclume… Je suis out, merci et bonsoir. Je n’ai aucun regret cependant quant à la manière d’avoir joué ce brelan au flop. On ne défend pas sa main contre 2 outs. Par contre, j’ai été très surpris de le voir avec ce jeu : limp UTG+1 préflop et juste call de ma relance au bouton à 1000 avec 7000 de tapis derrière ne laissant pas pressentir les valets.

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